BP cède a Eni la moitié de ses droits dans un contrat pétrolier et gazier en Libye

BP cède a Eni la moitié de ses droits dans un contrat pétrolier et gazier en Libye

Les dirigeants des deux entreprises et la Compagnie nationale libyenne de pétrole ont signé lundi, 08 octobre, à Londres, « une lettre d’intention » qui doit conduire à l’acquisition par Eni de 42,5% des droits de l’accord d’exploration et d’exploitation de BP sur les zones A, B et C

 

Les sociétés italienne Eni, britannique BP et libyenne NOC ont signé lundi, 08 octobre, un accord visant à la reprise l’an prochain d’explorations en Libye suspendues depuis 2014, ont-elles annoncé dans des communiqués distincts.

Les dirigeants des trois entreprises ont signé à Londres « une lettre d’intention » qui doit conduire à l’acquisition par Eni de 42,5% des droits de l’accord d’exploration et d’exploitation (EPSA) de BP en Libye, qui concerne les zones A et B(onshore) et C (offshore).

BP détient actuellement une participation de 85% dans chaque bloc, tandis que le reste, soit 15%, est contrôlé par la Libyan Investment Authority.

Au terme de l’accord, Eni deviendra opérateur à la place de BP. Le groupe italien a déjà des activités de production et d’exploration de même que des infrastructures adjacentes au EPSA, ce qui permettra des synergies.

L’objectif de cet accord est « de relancer les activités d’exploration et de développement, et de promouvoir un environnement favorable aux investissements dans le pays ». Il représente « une importante étape qui donnera la possibilité de libérer le potentiel d’exploration en Libye, en relançant les opérations de l’EPSA suspendues depuis 2014 », a noté le patron d’Eni, Claudio Descalzi.

Le président de la NOC (Compagnie nationale libyenne de pétrole), Moustapha Sanalla, a estimé de son côté qu’il était « un clair signal et la reconnaissance par le marché des opportunités que la Libye a à offrir ». Il s’est aussi félicité du volet social de l’accord.

La Libye a sombré dans le chaos après la chute du régime de Mouammar Kadhafi fin 2011. Les structures pétrolières ne sont pas épargnées par l’insécurité régnante, étant souvent la cible d’attaques de groupes armés ou d’occupations abusives pour des revendications sociales.

La Libye dispose des réserves les plus abondantes d’Afrique et compte essentiellement sur ses ressources pétrolières pour son économie aujourd’hui fragilisée.

Exit mobile version