Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie a annoncé, lundi 16 février 2026, une découverte commerciale significative d’hydrocarbures dans le bassin sédimentaire offshore ivoirien.
Cette découverte, baptisée Calao Sud (ou CALAO South), a été réalisée début février 2026 par le groupe pétrolier italien Eni, opérateur du bloc, en partenariat avec la société nationale PETROCI Holding. Elle résulte du forage réussi du puits d’exploration Murène South-1X, situé sur le bloc offshore CI-501.
Le puits a été foré à une profondeur totale de 5 058 mètres, dont environ 2 200 mètres de tranche d’eau, confirmant le potentiel prometteur des eaux profondes du bassin ivoirien. Situé à environ 8 km au sud-ouest du précédent puits Murène-1X (sur le bloc voisin CI-205), le forage a révélé la présence de pétrole léger, de gaz naturel et de condensats.
Selon les premières évaluations techniques, les ressources en place identifiées sur les blocs CI-501 et CI-205 sont estimées à environ 1,4 milliard de barils équivalent pétrole. Ces volumes préliminaires positionnent cette découverte comme l’une des plus significatives enregistrées récemment dans le secteur en Côte d’Ivoire.
Cette avancée s’inscrit dans une série de succès exploratoires qui se sont multipliés depuis 2021, avec plusieurs découvertes antérieures (notamment en 2021, 2022 et 2024) estimées cumulativement à plusieurs milliards de barils. Ensemble, ces résultats renforcent la perspective pour la Côte d’Ivoire de devenir, d’ici la fin de la décennie, un exportateur net de pétrole brut et un acteur énergétique de premier plan en Afrique de l’Ouest.
Au-delà du pétrole, la présence confirmée de gaz naturel revêt une importance particulière pour les ambitions nationales. Le gaz domestique est considéré comme une ressource stratégique pour alimenter la production d’électricité, sécuriser l’approvisionnement du réseau national et accroître les capacités d’exportation d’électricité vers les pays voisins. Cette découverte consolide ainsi la stratégie ivoirienne d’indépendance énergétique et de développement durable du secteur.
Le gouvernement ivoirien, par la voix du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, salue cette avancée comme une confirmation du potentiel géologique significatif du bassin sédimentaire national et de l’attractivité du pays pour les investissements internationaux dans l’exploration et la production d’hydrocarbures.
Des études complémentaires sont actuellement en cours pour affiner l’évaluation des ressources et définir les modalités de développement du gisement. Ces travaux permettront de préciser les volumes récupérables et les scénarios d’exploitation commerciale.
Cette nouvelle découverte marque une étape supplémentaire vers la transformation du paysage énergétique ivoirien et soutient les objectifs de croissance économique, de création d’emplois et de rayonnement régional du pays dans le domaine de l’énergie.


