Le Fonds Vert pour le Climat (FVC ou GCF) a annoncé, à l’issue de sa 44ᵉ réunion du ç tenue les 28 mars 2026 à Incheon en Corée du Sud, l’approbation de 960,3 millions de dollars de financements pour 18 nouveaux projets et programmes climatiques. Ces approbations portent le portefeuille total du Fonds au-delà des 20 milliards de dollars, engagés à travers 354 projets et programmes dans les pays en développement.
Près de la moitié de ces nouveaux financements – soit environ 441 millions de dollars (46 % du total approuvé) – est destinée à des projets en Afrique, continent particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique tout en recevant moins de 5 % des flux mondiaux de finance climatique.
Parmi les projets phares figure le programme ASCENT-GREEN, doté de 250 millions de dollars en partenariat avec la Banque mondiale. Il vise à améliorer l’accès à l’énergie et la résilience climatique dans 21 pays d’Afrique orientale et australe. Ce programme pourrait bénéficier directement à 28,8 millions de personnes dans des régions où plus de 365 millions d’habitants vivent encore sans électricité.
D’autres initiatives approuvées concernent l’adaptation agricole : le programme SCALE au Tchad en partenariat avec ACTED, des mécanismes de protection contre les risques climatiques pour les petits agriculteurs en Zambie, ou encore le déploiement de solutions climato-intelligentes pour les PME et les exploitants agricoles au Kenya via la banque KCB.
Parallèlement à ces approbations, le Conseil d’administration a décidé d’établir des bureaux régionaux afin de rapprocher le Fonds des pays bénéficiaires et d’accélérer la préparation et la mise en œuvre des projets. Deux de ces bureaux seront implantés en Afrique : à Nairobi (Kenya) pour l’Afrique de l’Est et australe, et à Abidjan (Côte d’Ivoire) pour l’Afrique de l’Ouest, centrale et une partie de l’Afrique du Nord.
Mafalda Duarte, directrice exécutive du Fonds Vert pour le Climat, a déclaré : « L’approbation de notre présence régionale marque une étape décisive pour le FVC. Le choix des villes qui accueilleront nos bureaux régionaux nous permettra de nous rapprocher des pays que nous servons, renforçant ainsi notre impact et notre engagement. »
Cette décentralisation vise à surmonter les principaux obstacles à la finance climatique en Afrique : perception élevée des risques, difficulté d’accès à des capitaux abordables à long terme, taille souvent modeste des projets et faible mobilisation du secteur privé. Le Fonds entend multiplier l’utilisation d’instruments de réduction des risques pour catalyser davantage d’investissements privés.
Avec ce portefeuille record et sa présence physique renforcée sur le continent, le GCF confirme son rôle central dans le financement de la transition énergétique et de l’adaptation en Afrique. Il intervient à la fois sur l’atténuation des émissions (énergies renouvelables, accès à l’énergie propre) et sur l’adaptation (agriculture résiliente, protection des moyens de subsistance des populations vulnérables).
La décision d’implanter un bureau à Abidjan est particulièrement saluée par les autorités ivoiriennes, qui y voient une opportunité de renforcer la coordination des projets climatiques en Afrique de l’Ouest et de positionner la Côte d’Ivoire comme un hub régional de la finance climatique.
Alors que les besoins d’investissement climatique en Afrique restent massifs, cette évolution du Fonds Vert pour le Climat est perçue comme un signal fort de soutien aux ambitions des pays africains en matière d’énergie verte, de résilience et de développement durable.


