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Gisement de gaz de Grand Tortue Ahmeyim Sénégal – Mauritanie : BP commande ses premiers équipements

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Gisement de gaz de Grand Tortue Ahmeyim Sénégal - Mauritanie : BP commande ses premiers équipements
La compagnie pétrolière britannique British Petroleum franchit une nouvelle étape dans l’exploitation du gisement de gaz, Grand Tortue Ahmeyim, à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie. La société vient de lancer les premières commandes d’équipements destinés à la construction de la plateforme d’extraction où le début de la production est fixé en 2022. Une échéance très attendue des deux pays qui ont décidé d’un partage à part égale des recettes issues de l’exploitation.

Premier signe d’avancement du projet d’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim, depuis le début de l’année 2019. Dans un communiqué, le Major pétrolier British Petroleum (BP), détenteur à 65% du projet, a annoncé ce lundi, la commande d’équipements pour la fourniture et la pose de conduites ombilicaux pour les futures installations. Il s’agit de structures sous-marines commandées auprès des sociétés Mc Dermott International et Baker Hughes et devant servir dans la fabrication des infrastructures pour l’exploitation du gisement de gaz naturel de Grand Tortue Ahmeyim. Les réserves de classe mondiale en termes de ressources, constituent la plus grande découverte de ces dernières des côtes ouest-africaines et se situent à la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal. Elles sont estimées à 450 milliards de m3.

La commande en question concerne des équipements pour la fourniture et la pose de conduites, des structures sous-marines ainsi que des équipements pour un système de production offshore. Concrètement, le volet ingénierie, approvisionnement et gestion de la construction de la structure sous-marines a été attribué à McDermott. De son côté, le groupe Baker Hughes a en charge, la fourniture de cinq branches sous-marines de gros calibre, un collecteur à double alésage et six logements, un collecteur de terminaison de conduite, des unités de distribution sous-marines, trois vannes d’isolation sous-marines, selon le communiqué du groupe. C’est le début d’un processus de mise en place des infrastructures gazières qui devrait s’achever fin 2021, alors que la production devrait débuter 2022.

Partage à parts égales des recettes gazières entre le Sénégal et la Mauritanie

Les recettes issues de l’exploitation seront réparties équitablement entre le Sénégal et la Mauritanie. Les chefs d’Etat des deux pays ont signé un contrat stipulant que les  ressource seront partagées à parts égales (50% pour le Sénégal et 50% pour la Mauritanie), selon le ministre mauritanien de l’énergie et des mines, Mohamed Abdel Vetah, qui s’est exprimé en juillet 2018.

« Tous les coûts de recherche, d’exploitation et de production sont aussi partagés entre les deux pays pendant une période de 5 ans. Cela donne le temps au projet de se mettre en place », a détaillé Mohammed Abdel Vetah.

Il a néanmoins précisé que si au bout de cinq an d’exploitation, l’un des Etats trouve que le gisement est plus important d’un côté que de l’autre, il est libre de demander un réajustement du mécanisme de partage.

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Le Niger envisage l’exportation de son pétrole via un pipeline par le Bénin

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Le Niger envisage l'exportation de son pétrole via un pipeline par le Bénin

Le Niger va bientôt construire un oléoduc reliant la zone des champs pétrolifères d’Agadem (extrême nord-est), au port de Cotonou (Bénin), pour l’exportation de son pétrole brut à des fins commerciales, apprend-on vendredi de source officielle à Niamey.

Un accord dans ce sens, avec pour objectif de fixer les conditions générales relatives à la construction et à l’exploitation du système de transport des hydrocarbures par pipeline à travers les territoires des deux pays, a été adopté vendredi à Niamey par le gouvernement nigérien en conseil des ministres.

En vertu de cet accord, précise le communiqué du gouvernement, « les deux pays s’engagent notamment à utiliser le système de transport par pipeline des hydrocarbures produits au Niger à partir de la zone contractuelle d’Agadem ».

Depuis 2011, le Niger est producteur de pétrole à la faveur de la mise en exploitation du gisement d’Agadem. Il dispose aujourd’hui d’une industrie pétrolière complète, produisant un pétrole de haute qualité traité par la Société de raffinage de Zinder (SORAZ).

La production actuelle est de 20.000 barils par jour, pour un besoin national estimé à 7.000 barils. Avec le prochain démarrage de la seconde phase d’exploitation du bloc d’Agadem, grâce à un avenant avantageux au contrat de partage de production adopté en juin dernier, le Niger ambitionne de quintupler sa production journalière actuelle de brut, pour passer à 110.000 barils d’ici 2021, et bénéficier ainsi d’importants revenus financiers, annonce-t-on de source officielle.

Aussi, pour la distribution du pétrole brut via certains ports de la sous-région, le gouvernement a envisagé la construction prochaine de pipelines.

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Nigéria : Total recherche un navire de forage pour le forage de l’OML 130

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Nigéria : Total recherche un navire de forage pour le forage de l'OML 130

Le groupe pétrolier français Total est à la recherche d’un navire de forage en eau profonde pour une campagne de forage en 2020 dans le bloc OML 130 au large du Nigéria.

Selon des documents publiés sur le NIPEX (Nigerian Petroleum Exchange), Total Upstream Nigeria Limited a invité les entreprises de forage en mer intéressées à se porter candidates à l’appel d’offres pour la fourniture d’un navire de forage pour le projet OML 130 au large du Nigéria.

Selon les documents d’appel d’offres, la campagne de forage devrait débuter au troisième trimestre de 2020. La durée initiale du contrat serait de un an, avec la possibilité de prolonger jusqu’à trois périodes d’un an chacune.

Total recherche une classe DP3, une foreuse Derrick Dual de 5ème génération minimum, capable de forer les deux derricks et d’exercer efficacement la double activité. La plate-forme sera utilisée pour effectuer les opérations de forage, d’achèvement, de reconditionnement et d’intervention du bloc OML130 dans des profondeurs d’eau comprises entre 1100 et 1700 m et une profondeur de forage jusqu’à 6500 m.

Les activités de forage devraient commencer au cours du troisième trimestre de 2020.

Le président de Total, Patrick Pouyanne, s’est rendu au Nigeria plus tôt ce mois-ci, où il a souligné l’importance du pays pour le géant pétrolier français.

Il a déclaré: «Le Nigéria est important pour le groupe Total, car ce pays représente maintenant environ 10% de la production mondiale du groupe. Le Nigeria possède de nombreux champs pétrolifères prolifiques et Total entreprend volontiers des activités d’exploration si le gouvernement accorde la licence… Total en a fait beaucoup au Nigeria et est prêt à en faire plus. ”

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Le Nigeria se prépare à rentabiliser le gaz normalement torché par les producteurs

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Le Nigeria se prépare à rentabiliser le gaz normalement torché par les producteurs

Au Nigeria, le gouvernement s’active dans son programme visant à réduire à zéro, le niveau de gaz torché dans le pays avant 2020. Jeudi, le juge Derefaka, responsable du programme national de commercialisation du gaz destiné au torchage, a déclaré vouloir attirer des investissements dans ce domaine.

En effet, il a expliqué que plus de 178 sites de torchage de gaz ont été retenus par le programme et un appel d’offres international a été lancé pour vendre à au moins  0,25 dollar les mille pieds cubes de gaz naturel.

Il faut dire que ces 178 sites permettront de récupérer l’équivalent de 1 milliard de pieds cubes de gaz par jour, dont les 2/3 sont en onshore. Les 50 premiers sites dans la liste représentent les 4/5 de ce qui est normalement brûlé à la torche dans le pays.

Le processus devrait permettre d’attirer jusqu’à 3,5 milliards de dollars d’investissements étrangers ; ce qui, à coup sûr, favorisera l’atteinte de l’objectif zéro gaz torché dès 2020, indique le responsable.

Une initiative saluée par la Société financière internationale (SFI) qui, dans un rapport publié récemment, a souligné que ce genre de projet pourra fournir au marché local plus de gaz à moindre coût pour la production d’électricité.

Le Nigeria est l’un des rares pays africains les plus engagés dans la réduction du niveau de brûlage de gaz naturel. En avril dernier, une loi a même été adoptée pour encadrer le processus de transition vers une industrie sans gaz torché. Le pays s’est aussi engagé à ne plus attribuer de permis d’exploitation de gaz sans réelle politique visant à atteindre le niveau zéro de gaz torché par site.

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