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L’Algérie réaménage le cadre légal de l’investissement dans les hydrocarbures

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L'Algérie réaménage le cadre légal de l'investissement dans les hydrocarbures
Après moult tractations et amendements, la nouvelle loi algérienne sur les hydrocarbures est prête pour l’adoption. Conçu dans le but de rendre le secteur des hydrocarbures plus attractif, le texte propose trois types de contrats pétroliers aux investisseurs, selon la nature du gisement.

La prochaine loi sur les hydrocarbures en Algérie a été conçue pour rendre l’investissement dans le secteur minier davantage attractif et adapté aux réalités des marchés mondiaux et elle devrait aussi assurer une meilleure gestion des intérêts économiques du pays, a expliqué le ministre de l’énergiealgérien, Mustapha Guitouni, en juin 2018.

Depuis, le projet de loi sur les hydrocarbures a été peaufiné. La nouvelle mouture, qui sera proposée pour adoption, a prévu trois type de contrats, à présenter aux investisseurs étrangers dans le cadre de la prospection et la production des hydrocarbures en Algérie. L’information a été donnée par Toufik Hakkar, le responsable du groupe chargé de la révision de la loi, dans un entretien accordé à l’Agence de presse algérienne, APS.

Le partage de production

La première formule est calquée sur l’ancien système de partage de production, instauré sous l’égide de la loi 86-14. Un modèle qui réduit l’implication directe de l’Etat dans les affaires des investisseurs. Il instaure un mécanisme de partage, faisant que la compagnie pétrolière étrangère, parfois en offshore, maintient des contacts réduits avec l’administration locale, laissant à la société nationale d’hydrocarbures algérienne, Sonatrach, le rôle d’intermédiaire pour régler ses obligations fiscales. En optant pour ce type de contrat, les compagnies pétrolières apportent dans le projet leur contribution financière et technologique et après exploitation, elles recouvrent leurs investissements et sont rémunérées, conformément aux termes du contrat, a expliqué Hakkar.

Le contrat de participation

Dans le deuxième type de contrat pétrolier proposé aux investisseurs en Algérie, il est question d’un accord plus connu sous le nom de contrat de participation. Un texte où la Sonatrach, société nationale d’hydrocarbures et la compagnie pétrolière engagée seront des partenaires à part égale en termes d’obligations et d’investissements. Par conséquence, elles se répartissent les charges fiscales et la rémunération. Mais à la différence du régime précédent, le contrat de participation oblige la compagnie pétrolière à s’implanter en Algérie, via une succursale.

Le contrat de services à risques

Enfin, un troisième type de contrat, appelé contrat de services à risques, est également proposé. A travers celui-ci, la Sonatrach a la possibilité d’avoir recours à un partenaire étranger pour bénéficier de son expertise, dans le cadre du développement des gisements difficiles à exploiter ou pour améliorer la récupération des gisements matures.

La Sonatrach toujours omniprésente

Le recours à l’une ou l’autre de ces trois options dépendra du type de gisement pétrolier en question. Dans les différents cas, la Sonatrach reste toujours au cœur du dispositif. D’ailleurs, la nouvelle mouture maintient le monopole de la société nationale d’hydrocarbure algérienne sur l’activité de transport par canalisation.

La nouvelle loi ne touche pas non plus à la règle dite des 51/49%, qui régit l’investissement étranger avec un partenaire local. Elle a été adoptée au moment de la crise financière mondiale de 2008 et est de plus en plus décriée par les investisseurs et opérateurs locaux.

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Le Niger envisage l’exportation de son pétrole via un pipeline par le Bénin

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Le Niger envisage l'exportation de son pétrole via un pipeline par le Bénin

Le Niger va bientôt construire un oléoduc reliant la zone des champs pétrolifères d’Agadem (extrême nord-est), au port de Cotonou (Bénin), pour l’exportation de son pétrole brut à des fins commerciales, apprend-on vendredi de source officielle à Niamey.

Un accord dans ce sens, avec pour objectif de fixer les conditions générales relatives à la construction et à l’exploitation du système de transport des hydrocarbures par pipeline à travers les territoires des deux pays, a été adopté vendredi à Niamey par le gouvernement nigérien en conseil des ministres.

En vertu de cet accord, précise le communiqué du gouvernement, « les deux pays s’engagent notamment à utiliser le système de transport par pipeline des hydrocarbures produits au Niger à partir de la zone contractuelle d’Agadem ».

Depuis 2011, le Niger est producteur de pétrole à la faveur de la mise en exploitation du gisement d’Agadem. Il dispose aujourd’hui d’une industrie pétrolière complète, produisant un pétrole de haute qualité traité par la Société de raffinage de Zinder (SORAZ).

La production actuelle est de 20.000 barils par jour, pour un besoin national estimé à 7.000 barils. Avec le prochain démarrage de la seconde phase d’exploitation du bloc d’Agadem, grâce à un avenant avantageux au contrat de partage de production adopté en juin dernier, le Niger ambitionne de quintupler sa production journalière actuelle de brut, pour passer à 110.000 barils d’ici 2021, et bénéficier ainsi d’importants revenus financiers, annonce-t-on de source officielle.

Aussi, pour la distribution du pétrole brut via certains ports de la sous-région, le gouvernement a envisagé la construction prochaine de pipelines.

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Nigéria : Total recherche un navire de forage pour le forage de l’OML 130

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Nigéria : Total recherche un navire de forage pour le forage de l'OML 130

Le groupe pétrolier français Total est à la recherche d’un navire de forage en eau profonde pour une campagne de forage en 2020 dans le bloc OML 130 au large du Nigéria.

Selon des documents publiés sur le NIPEX (Nigerian Petroleum Exchange), Total Upstream Nigeria Limited a invité les entreprises de forage en mer intéressées à se porter candidates à l’appel d’offres pour la fourniture d’un navire de forage pour le projet OML 130 au large du Nigéria.

Selon les documents d’appel d’offres, la campagne de forage devrait débuter au troisième trimestre de 2020. La durée initiale du contrat serait de un an, avec la possibilité de prolonger jusqu’à trois périodes d’un an chacune.

Total recherche une classe DP3, une foreuse Derrick Dual de 5ème génération minimum, capable de forer les deux derricks et d’exercer efficacement la double activité. La plate-forme sera utilisée pour effectuer les opérations de forage, d’achèvement, de reconditionnement et d’intervention du bloc OML130 dans des profondeurs d’eau comprises entre 1100 et 1700 m et une profondeur de forage jusqu’à 6500 m.

Les activités de forage devraient commencer au cours du troisième trimestre de 2020.

Le président de Total, Patrick Pouyanne, s’est rendu au Nigeria plus tôt ce mois-ci, où il a souligné l’importance du pays pour le géant pétrolier français.

Il a déclaré: «Le Nigéria est important pour le groupe Total, car ce pays représente maintenant environ 10% de la production mondiale du groupe. Le Nigeria possède de nombreux champs pétrolifères prolifiques et Total entreprend volontiers des activités d’exploration si le gouvernement accorde la licence… Total en a fait beaucoup au Nigeria et est prêt à en faire plus. ”

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Le Nigeria se prépare à rentabiliser le gaz normalement torché par les producteurs

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Le Nigeria se prépare à rentabiliser le gaz normalement torché par les producteurs

Au Nigeria, le gouvernement s’active dans son programme visant à réduire à zéro, le niveau de gaz torché dans le pays avant 2020. Jeudi, le juge Derefaka, responsable du programme national de commercialisation du gaz destiné au torchage, a déclaré vouloir attirer des investissements dans ce domaine.

En effet, il a expliqué que plus de 178 sites de torchage de gaz ont été retenus par le programme et un appel d’offres international a été lancé pour vendre à au moins  0,25 dollar les mille pieds cubes de gaz naturel.

Il faut dire que ces 178 sites permettront de récupérer l’équivalent de 1 milliard de pieds cubes de gaz par jour, dont les 2/3 sont en onshore. Les 50 premiers sites dans la liste représentent les 4/5 de ce qui est normalement brûlé à la torche dans le pays.

Le processus devrait permettre d’attirer jusqu’à 3,5 milliards de dollars d’investissements étrangers ; ce qui, à coup sûr, favorisera l’atteinte de l’objectif zéro gaz torché dès 2020, indique le responsable.

Une initiative saluée par la Société financière internationale (SFI) qui, dans un rapport publié récemment, a souligné que ce genre de projet pourra fournir au marché local plus de gaz à moindre coût pour la production d’électricité.

Le Nigeria est l’un des rares pays africains les plus engagés dans la réduction du niveau de brûlage de gaz naturel. En avril dernier, une loi a même été adoptée pour encadrer le processus de transition vers une industrie sans gaz torché. Le pays s’est aussi engagé à ne plus attribuer de permis d’exploitation de gaz sans réelle politique visant à atteindre le niveau zéro de gaz torché par site.

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