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L’Algérie va développer le gisement de gaz d’Ain Tsila

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L'Algérie va développer le gisement de gaz d'Ain Tsila

La coentreprise en exploitation, Groupement Isarene, et Petrofac International LLC, basée aux Emirats Arabes Unis, ont signé mercredi un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC) portant sur le développement du gisement de gaz d’Ain Tsila, situé dans le bassin d’Illizi en Algérie.

Située à environ 1 100 km au sud-est d’Alger, Ain Tsila produira du gaz sec, du gaz de pétrole liquide et du condensat destinés au marché local et à l’exportation. L’accord prévoit la construction d’une usine de traitement du gaz naturel et d’une centrale de 125 mégawatts (MW) sur le site.

Le projet comprend également la construction d’un système de collecte de gaz d’enfouissement de 110 km permettant de connecter 30 puits pour les premières productions de gaz. Le contrat, d’une valeur de 1,03 milliard de dollars, prévoit un lancement opérationnel dans 42 mois et permettra la production de trois produits différents: gaz sec (364 millions de mètres cubes par jour); condensat (10 550 barils par jour) et gaz de pétrole liquéfié (17 117 barils par jour).

Abdelkrim Berrachiche, responsable de projet pour la compagnie pétrolière nationale Sonatrach, a déclaré que le gisement d’Ain Tsila avait été découvert dans les blocs 228 et 229a, sous licence Isarene. Son développement permettra au Groupement Isarene, qui comprend Sonatrach, Petroceltic et Enel, de récupérer un total de 2 260 milliards de pieds cubes de gaz sur une durée de vie de 14 ans.

ES Sathyanarayanan, directeur général du groupe Petrofac pour l’ingénierie et la construction, a commenté: «Cette récompense vient renforcer l’importante expérience de Petrofac en Algérie, où nous opérons avec succès depuis plus de 20 ans, avec une solide expérience en matière d’exécution de projets et de développement des capacités locales. . Nous nous concentrons sur la fourniture d’une solution efficace, sûre et conforme à nos normes élevées et qui poursuit notre engagement envers le secteur de l’énergie local. »

La société de services pétroliers Petrofac a vu ses actions augmenter de 2,9% mercredi lorsque l’annonce a été annoncée. Les activités EPC de Petrofac en Algérie comprennent le projet de développement sur le terrain de Tinrhert de la Sonatrach, ainsi que les projets Alrar et Reggane qui ont été mis en production l’année dernière.

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Tanzanie : les conditions de développement du projet de GNL seront négociées entre avril et septembre

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Tanzanie : les conditions de développement du projet de GNL seront négociées entre avril et septembre

En Tanzanie, le projet de liquéfaction de gaz naturel de Lindi va être l’objet de plusieurs négociations entre avril et septembre prochains, afin que toutes les parties engagées puissent se mettre d’accord sur les conditions de développement. C’est ce qu’a déclaré jeudi, le ministère de l’Energie estimant que les négociations dans leur ensemble trainent.

Il faut rappeler que les négociations avaient été suspendues en 2017 lorsque le gouvernement a soumis trois projets de loi au parlement, qui obligeront les parties au projet, à renégocier leurs parts de façon à permettre à l’Etat d’y obtenir plus de participations.

Lorsque les autres partenaires ont déserté la table des négociations, Equinor a repris les pourparlers en décembre dernier avec le gouvernement, afin de trouver un accord. Shell, Ophir et Exxon Mobil devraient répondre présents à cette nouvelle main tendue du ministère de l’Energie.

Avec ce projet, la Tanzanie se rêve en exportateur de GNL dans les prochaines années avec un projet qui devrait coûter 30 milliards de dollars, le plus onéreux du continent actuellement.

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Nigéria : la première phase de réhabilitation de la raffinerie de Port Harcourt a démarré

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Nigéria : la première phase de réhabilitation de la raffinerie de Port Harcourt a démarré

Jeudi, le patron de la société publique nigériane du pétrole a annoncé le début des travaux de réhabilitation de la raffinerie pétrolière de Port Harcourt, d’une capacité de 210 000 barils.

Les derniers travaux de maintenance sur cette usine remontent à 2000. Depuis l’usine est tombé dans un état de vétusté qui a progressivement affecté son rendement. C’est également le cas des autres raffineries publiques du Nigéria. Dans l’intervalle, le pays n’a fait qu’augmenter ses niveaux d’importations, au fur et à mesure que la capacité de production de ses raffineries chutait.

Cette première phase sera conduite par la société italienne Maire Tecnimont et sa filiale locale Tecnimont Nigeria. Les travaux permettront à l’usine de revenir à 60% de ses capacités de production.

En parallèle, la société italienne Eni a été choisie comme conseiller sur ce projet.

Les travaux dureront six mois et comprendront entre autres une vérification détaillée des composantes du site et une inspection de l’équipement du complexe de la raffinerie, qui devrait être achevée à la fin de ce mois.

A terme, ce projet devrait également prendre en compte les autres raffineries (Kaduna et Kano) qui font face à la même situation.

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Le Nigeria va réduire sa participation dans les compagnies pétrolières

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Le Nigeria va réduire sa participation dans les compagnies pétrolières

Pour renflouer ses caisses, le Nigeria envisage de céder des participations dans des compagnies pétrolières, en joint-venture. Longuement reportée, la décision devrait permettre au gouvernement de Buhari, réélu pour 4 ans, de remplir les caisses de l’Etat, qui souffrent encore du déséquilibre instauré par la récession de 2016. Un premier pas dans l’exécution des réformes promises.

Réélu pour 4 ans à la tête du Nigeria, Mohammadu Buhari veut finaliser cette année une réforme visant à réduire la participation de l’Etat dans les sociétés pétrolières. Le pays, par le biais de son ministre du Budget, Udoma Udo Udoma, vient d’annoncer sa volonté de réduire de 40% sa participation dans les coentreprises pétrolières avec des multinationales d’ici la fin de l’année 2019. Une décision qui intervient alors que le l’Etat cherche à accroître ses revenus pour couvrir son ambitieux budget 2019.

Au Nigeria, les compagnies pétrolières comme ExxomMobil,Chevron et Royal Dutch opèrent en joint-venture avec la société pétrolière publique, la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC). Cette dernière est notamment détentrice d’une participation de 55% dans une coentreprise avec Shell. Le plan de réduction de la participation étatique est un projet vieux d’une décennie, retardé par les prix élevés du pétrole, garantissant à l’Etat des revenus substantiels. Arrivé au pouvoir en 2015, en pleine crise pétrolière et financière, suivie d’une récession en 2016, Buhari, veut accélérer la cadence des réformes.

Priorité aux réformes dans le secteur pétrolier

Selon le ministre du budget Nigérian, Udoma Udo Udoma, le prochain gouvernement de Buhari place en priorité l’amélioration des finances du pays et prévoit de lancer dans les meilleurs délais la restructuration des actifs pétroliers au niveau des coentreprises dans le secteur pétrolier. Ce dernier a été au cœur des débats lors des présidentielles de mars 2019, au cours desquelles, les Nigérians ont renouvelé leur confiance à Buhari, face à son rival Atiku Abubakar. Ce dernier avait promis en guise de réformes majeures, la vente de la NNPC, propriété de l’État.

Le Nigeria qui dans le passé a mené plusieurs tentatives infructueuses de restructuration de ses ses actifs en joint-venture, veut mettre la pression sur les mauvais payeurs dans le secteur pétrolier dans les prochains mois. L’objectif est de recouvrer, dans un délai de trois mois, les redevances et taxes liées aux permis d’exploitation pétrolière. Il réclame également aux grandes compagnies pétrolières des impayés d’impôts estimés à 20 milliards de dollars.

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