La raffinerie fonctionne actuellement à une capacité de 28 000 barils par jour, avec l’objectif déclaré de retrouver au plus vite son plein rendement d’avant-crise de 45 000 barils quotidiens. Selon Kodzo Yaotse, responsable à l’Africa Centre for Energy Policy, cette remise en service est une « très bonne nouvelle » pour le pays. Il rappelle qu’en 2021, l’installation couvrait 60% de la demande nationale de carburant. Avec la croissance de la consommation, sa part devrait initialement se stabiliser autour de 40% des besoins du Ghana, soulageant d’autant la facture énergétique nationale.
Toutefois, les analystes appellent à la plus grande prudence et soulignent que la simple réouverture des vannes ne suffira pas. Pour Kodzo Yaotse, l’enjeu critique est d’éviter de reproduire le schéma ayant conduit à la fermeture de 2021. Il énumère une accumulation de dettes chroniques, une exposition non couverte à la volatilité des prix du brut, un manque récurrent de devises étrangères et des problèmes de gestion interne comme les défis majeurs à surmonter. Le succès durable de cette relance, et son impact tangible pour les consommateurs à la pompe, dépendront de la capacité du nouveau gouvernement à instaurer une discipline commerciale rigoureuse et à régler ces fragilités structurelles de manière pérenne.


