Le Mozambique s’associe avec la Tanzanie contre les menaces des rebelles sur le GNL

Le Mozambique et la Tanzanie renforcent leurs relations pour lutter contre le terrorisme

Le Mozambique et la Tanzanie renforcent leurs relations pour lutter contre le terrorisme transfrontalier avant un sommet régional sur l’insurrection qui menace près de 60 milliards de dollars de projets de gaz naturel.

Le président mozambicain Filipe Nyusi s’est rendu en Tanzanie pour s’entretenir avec son homologue John Magufuli avant une réunion de la Communauté de développement de l’Afrique australe la semaine prochaine qui cherchera à rédiger une réponse régionale. Le bloc n’a pas réussi à proposer des stratégies spécifiques lors de réunions successives l’année dernière. Les deux dirigeants ont convenu de reprendre une commission conjointe sur la défense et la sécurité, a déclaré lundi Nyusi aux journalistes à son retour.

Les insurgés qui se sont alignés sur l’État islamique ont depuis 2017 organisé des attaques de plus en plus audacieuses dans la province de Cabo Delgado au Mozambique, à la frontière du sud de la Tanzanie, occupant notamment une ville portuaire en août. Plus de 500 000 personnes ont fui la violence.

Total SE a annoncé ce mois-ci avoir commencé à évacuer les travailleurs de son projet d’exportation de gaz naturel liquéfié de 20 milliards de dollars, le plus gros investissement privé d’Afrique à ce jour, alors que la violence atteignait sa zone de concession. Ce sont des questions accrues autour de la réponse du gouvernement et de ce que signifie l’insécurité pour l’avenir du projet.

Le Mozambique espère récolter jusqu’à 96 milliards de dollars de revenus au cours des 25 prochaines années grâce au projet et à d’autres prévus par ExxonMobil Corp. et Eni SpA pour un coût combiné d’environ 40 milliards de dollars.

Les relations entre le Mozambique et la Tanzanie ont été tendues, chacun blâmant l’autre pour l’insurrection continue qui a fait près de 2500 morts, selon le projet Armed Conflict Location & Event Data Project, qui suit la violence. Les chefs de la police des pays ont convenu en novembre de lancer des opérations conjointes pour combattre les insurgés, qui ont tué plus de 300 personnes lors d’une attaque en octobre dans le sud de la Tanzanie.

Les États-Unis se sont joints à une liste croissante de pays offrant une aide au Mozambique pour contenir l’insurrection. Anthony Tata, sous-secrétaire politique au ministère de la Défense, a discuté la semaine dernière avec les ministres de la Défense et de l’Intérieur de la nation sud-africaine de la possibilité de fournir une formation militaire, selon un communiqué publié lundi.

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