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Les leaders du secteur pétrolier et gazier analysent la découverte massive de gaz en Afrique du Sud

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Les leaders du secteur pétrolier et gazier analysent la découverte massive de gaz en Afrique du Sud

Les participants venaient des sociétés pétrolières internationales et locales et des fournisseurs de services opérants ainsi que du secteur public.

La Chambre africaine de l’énergie (AEC) a accueilli des dirigeants de l’industrie lors d’un petit-déjeuner intitulé « Le rôle des ressources pétrolières et gazières locales dans le développement de l’économie sud-africaine. » Les participants venaient des sociétés pétrolières internationales et locales et des fournisseurs de services opérants ainsi que du secteur public.

La discussion avec la Chambre a notamment porté sur le meilleur moyen de tirer parti de la récente découverte de gaz offshore chez Total au profit des entreprises locales sud-africaines et de l’économie en général. Parmi les intervenants figuraient Niall Kramer, PDG de la South African Gas Alliance (SAOGA), Dave Van de Spu, responsable de l’évaluation des ressources naturelles pour l’Agence du pétrole en Afrique du Sud, Kishan Pillay, Directeur amont et infrastructure au Département du commerce et de l’industrie, et le vice-président de l’AEC, Verner Ayukegba parmi d’autres.

NJ Ayuk, PDG de Centurion Law Group et Président de l’AEC, a expliqué que l’histoire des ressources naturelles en Afrique ne devait pas forcément toujours se répéter. « L’Afrique du Sud a une excellente occasion de bien faire les choses et de mettre le pétrole et le gaz au service de tous. La monétisation du gaz est la clé du développement et de la création d’emplois. Les décideurs ont un rôle énorme à jouer et de nombreuses bonnes affaires seront conclues pour les entreprises locales. Nous espérons que les plans de développement sur le terrain ne seront pas retardés et qu’une offre rapide de blocs sera faite aux explorateurs tels qu’ExxonMobil, Eni et autres pour que le forage bénéficie l’industrie et le pays », a-t-il expliqué. « Ces changements dans l’industrie pétrolière et les opportunités en Afrique du Sud seront au centre de la conférence Africa Oil and Power d’octobre 2019 au Cap. »

Le gouvernement sud-africain travaille actuellement sur une nouvelle législation qui séparera notamment la législature pétrolière et gazière des minéraux traditionnels. Selon le PDG de SAOGA, Niall Kramer, elle devrait être ratifiée cette année. « Nous voulons de la prévisibilité et un environnement favorable qui permette à nos membres d’attirer les investisseurs et de fournir à l’industrie les services nécessaires à la demande. Nous devons faire preuve de transparence et nous adapter aux compétences internationales », a-t-il déclaré à propos du futur cadre réglementaire.

Kishan Pillay, Directeur amont et infrastructure au Département du commerce et de l’industrie, a demandé du temps pour mettre en place le cadre réglementaire approprié. « Le mot naissant est très important. Ce que nous devons comprendre, c’est que des pays comme les États-Unis ont développé leur industrie gazière au cours de décennies. Si nous voulons vraiment que le gaz aille de l’avant, nous devons nous assurer que tout est fait correctement sur le long terme. »

L’Afrique du Sud a publié un nouveau plan de ressources intégré (IRP 2018) visant à installer 8100MW supplémentaires de capacité de production d’électricité à partir de gaz en Afrique du Sud d’ici 2030.

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Tanzanie : les conditions de développement du projet de GNL seront négociées entre avril et septembre

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Tanzanie : les conditions de développement du projet de GNL seront négociées entre avril et septembre

En Tanzanie, le projet de liquéfaction de gaz naturel de Lindi va être l’objet de plusieurs négociations entre avril et septembre prochains, afin que toutes les parties engagées puissent se mettre d’accord sur les conditions de développement. C’est ce qu’a déclaré jeudi, le ministère de l’Energie estimant que les négociations dans leur ensemble trainent.

Il faut rappeler que les négociations avaient été suspendues en 2017 lorsque le gouvernement a soumis trois projets de loi au parlement, qui obligeront les parties au projet, à renégocier leurs parts de façon à permettre à l’Etat d’y obtenir plus de participations.

Lorsque les autres partenaires ont déserté la table des négociations, Equinor a repris les pourparlers en décembre dernier avec le gouvernement, afin de trouver un accord. Shell, Ophir et Exxon Mobil devraient répondre présents à cette nouvelle main tendue du ministère de l’Energie.

Avec ce projet, la Tanzanie se rêve en exportateur de GNL dans les prochaines années avec un projet qui devrait coûter 30 milliards de dollars, le plus onéreux du continent actuellement.

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Nigéria : la première phase de réhabilitation de la raffinerie de Port Harcourt a démarré

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Nigéria : la première phase de réhabilitation de la raffinerie de Port Harcourt a démarré

Jeudi, le patron de la société publique nigériane du pétrole a annoncé le début des travaux de réhabilitation de la raffinerie pétrolière de Port Harcourt, d’une capacité de 210 000 barils.

Les derniers travaux de maintenance sur cette usine remontent à 2000. Depuis l’usine est tombé dans un état de vétusté qui a progressivement affecté son rendement. C’est également le cas des autres raffineries publiques du Nigéria. Dans l’intervalle, le pays n’a fait qu’augmenter ses niveaux d’importations, au fur et à mesure que la capacité de production de ses raffineries chutait.

Cette première phase sera conduite par la société italienne Maire Tecnimont et sa filiale locale Tecnimont Nigeria. Les travaux permettront à l’usine de revenir à 60% de ses capacités de production.

En parallèle, la société italienne Eni a été choisie comme conseiller sur ce projet.

Les travaux dureront six mois et comprendront entre autres une vérification détaillée des composantes du site et une inspection de l’équipement du complexe de la raffinerie, qui devrait être achevée à la fin de ce mois.

A terme, ce projet devrait également prendre en compte les autres raffineries (Kaduna et Kano) qui font face à la même situation.

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Le Nigeria va réduire sa participation dans les compagnies pétrolières

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Le Nigeria va réduire sa participation dans les compagnies pétrolières

Pour renflouer ses caisses, le Nigeria envisage de céder des participations dans des compagnies pétrolières, en joint-venture. Longuement reportée, la décision devrait permettre au gouvernement de Buhari, réélu pour 4 ans, de remplir les caisses de l’Etat, qui souffrent encore du déséquilibre instauré par la récession de 2016. Un premier pas dans l’exécution des réformes promises.

Réélu pour 4 ans à la tête du Nigeria, Mohammadu Buhari veut finaliser cette année une réforme visant à réduire la participation de l’Etat dans les sociétés pétrolières. Le pays, par le biais de son ministre du Budget, Udoma Udo Udoma, vient d’annoncer sa volonté de réduire de 40% sa participation dans les coentreprises pétrolières avec des multinationales d’ici la fin de l’année 2019. Une décision qui intervient alors que le l’Etat cherche à accroître ses revenus pour couvrir son ambitieux budget 2019.

Au Nigeria, les compagnies pétrolières comme ExxomMobil,Chevron et Royal Dutch opèrent en joint-venture avec la société pétrolière publique, la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC). Cette dernière est notamment détentrice d’une participation de 55% dans une coentreprise avec Shell. Le plan de réduction de la participation étatique est un projet vieux d’une décennie, retardé par les prix élevés du pétrole, garantissant à l’Etat des revenus substantiels. Arrivé au pouvoir en 2015, en pleine crise pétrolière et financière, suivie d’une récession en 2016, Buhari, veut accélérer la cadence des réformes.

Priorité aux réformes dans le secteur pétrolier

Selon le ministre du budget Nigérian, Udoma Udo Udoma, le prochain gouvernement de Buhari place en priorité l’amélioration des finances du pays et prévoit de lancer dans les meilleurs délais la restructuration des actifs pétroliers au niveau des coentreprises dans le secteur pétrolier. Ce dernier a été au cœur des débats lors des présidentielles de mars 2019, au cours desquelles, les Nigérians ont renouvelé leur confiance à Buhari, face à son rival Atiku Abubakar. Ce dernier avait promis en guise de réformes majeures, la vente de la NNPC, propriété de l’État.

Le Nigeria qui dans le passé a mené plusieurs tentatives infructueuses de restructuration de ses ses actifs en joint-venture, veut mettre la pression sur les mauvais payeurs dans le secteur pétrolier dans les prochains mois. L’objectif est de recouvrer, dans un délai de trois mois, les redevances et taxes liées aux permis d’exploitation pétrolière. Il réclame également aux grandes compagnies pétrolières des impayés d’impôts estimés à 20 milliards de dollars.

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