Dans un contexte de turbulences sur les marchés mondiaux, le secteur minier namibien a démontré une robustesse remarquable en octobre 2025, porté par les performances exceptionnelles de la production d’or et d’uranium. Ces deux filières se sont imposées comme les principaux moteurs de l’activité, consolidant la contribution essentielle de l’industrie minière à l’économie nationale, selon les dernières données sectorielles. Cette dynamique s’appuie sur une conjoncture favorable des prix, une production en hausse et des investissements stratégiques continus.
Le mois d’octobre a été marqué par un record pour l’or, dont le prix moyen mensuel a atteint le niveau historique de 4 058,33 dollars US l’once troy. Ce prix élevé offre un environnement extrêmement favorable aux producteurs, leur permettant de renforcer significativement leurs revenus et la rentabilité de leurs opérations.
Dans le même temps, la production d’uranium a connu une croissance remarquable, avec une hausse de 6% par rapport au mois précédent et de 22% en glissement annuel. Cette expansion soutenue est directement tirée par la demande mondiale croissante liée à la transition énergétique. Les principaux acteurs du secteur, comme Swakop Uranium, continuent d’accroître leur capacité de production de manière efficace, soutenus par des investissements en infrastructures critiques, à l’image de l’usine de dessalement de 170 millions de dollars actuellement en développement.
Cette forte performance des métaux stratégiques compense les ajustements observés dans d’autres segments. La production de diamants a ainsi enregistré un recul, avec une baisse de 8% sur un mois et de 32% sur un an, reflet d’une demande internationale plus faible à laquelle les producteurs s’adaptent par des stratégies calibrées.
Les métaux de base affichent un bilan mitigé. Alors que le zinc montre une performance atone, le cuivre se maintient à un niveau élevé, dépassant les 10 000 dollars la tonne métrique, porté par son lien avec les industries des énergies renouvelables et des véhicules électriques. Cette diversification du portefeuille minier namibien, alliée à des fondamentaux macroéconomiques stables, s’avère être un atout majeur pour la résilience du secteur.
Au-delà des indicateurs de production, le secteur minier reste un pilier central pour l’emploi, la stabilité fiscale et la transformation économique à long terme de la Namibie. Le dialogue politique entre l’industrie et le gouvernement se poursuit, et une plus grande clarté sur les cadres réglementaires encourage de nouveaux investissements.
Les perspectives pour 2026 restent modérément encourageantes. Les projets en cours progressent régulièrement et les efforts se concentrent sur le développement des minéraux critiques, renforçant la position stratégique du pays. Les dirigeants de l’industrie insistent sur la collaboration comme levier pour débloquer un potentiel supplémentaire, afin que les retombées économiques profitent à l’ensemble des communautés et du pays.


