L’Égypte se positionne comme une destination d’investissement attractive dans les secteurs des hydrocarbures et des mines à l’horizon 2026, grâce à une série de réformes réglementaires et à des incitations ciblées destinées à attirer les capitaux internationaux.
Le ministère du Pétrole et des Ressources minérales, sous la direction du ministre Karim Badawi, met en œuvre une stratégie ambitieuse pour relancer la production et réduire la dépendance aux importations énergétiques. Dans le domaine pétrolier et gazier, le pays prévoit de moderniser six raffineries existantes avec un investissement total estimé à 4 milliards de dollars. Ces projets visent à augmenter la capacité de traitement domestique, à développer la production pétrochimique à valeur ajoutée et à diminuer les importations de carburants, tout en créant des opportunités d’emplois industriels et en renforçant la sécurité énergétique nationale.
Parallèlement, l’offshore en Méditerranée connaît un regain d’intérêt marqué par le lancement du plus grand programme de forage gazier jamais réalisé par l’Égypte. Des compagnies internationales comme Shell et KUFPEC dirigent un programme de quatre puits dans la zone de West Meina, avec une première production attendue d’ici fin 2026, visant environ 160 millions de pieds cubes de gaz par jour et près de 1 900 barils de condensats. Ces initiatives s’appuient sur des termes contractuels améliorés, incluant une récupération accélérée des coûts, des procédures de licence simplifiées et des mécanismes fiscaux plus prévisibles, qui rendent les projets plus attractifs pour les opérateurs étrangers.
Le secteur minier n’est pas en reste. Le gouvernement accentue ses efforts pour valoriser les ressources du désert oriental, notamment l’or, avec des opérations établies et un fort potentiel d’expansion grâce à des technologies modernes d’exploration et de traitement. Les phosphates occupent une place stratégique, avec des projets de complexes industriels orientés vers la production de fertilisants à haute valeur ajoutée, répondant à la demande agricole mondiale. Des opportunités émergent également dans les minéraux industriels, la potasse et les éléments de terres rares, portés par la transition énergétique globale et les besoins croissants en technologies vertes.
Les réformes réglementaires adoptées récemment marquent une rupture avec les pratiques antérieures. L’Autorité égyptienne des ressources minérales a modernisé ses processus d’octroi de permis, réduit les délais bureaucratiques et introduit des garanties pour les investisseurs, telles que des vacances fiscales, des taux de redevances préférentiels, des amortissements accélérés et une plus grande flexibilité pour la propriété étrangère. Des mécanismes de protection contre les fluctuations monétaires et des cadres d’arbitrage international renforcent la confiance des partenaires étrangers.
Ces dynamiques s’inscrivent dans un contexte économique plus large où l’Égypte cherche à diversifier ses sources de revenus, à intégrer davantage ses ressources dans des chaînes de valeur locales et à tirer parti de sa position géostratégique. Les partenariats public-privé, les initiatives régionales et les collaborations technologiques avec des acteurs majeurs internationaux soutiennent cette trajectoire. Si les défis persistent — volatilité des marchés, contraintes infrastructurelles et risques géopolitiques —, les signaux envoyés par les autorités et le retour marqué des investissements étrangers témoignent d’un climat d’affaires en nette amélioration.
À l’approche de 2026, l’Égypte apparaît ainsi comme un marché prometteur pour les investisseurs avertis dans les secteurs extractifs, combinant potentiel de ressources substantiel, réformes structurelles et volonté politique affirmée de développement durable et intégré.


