Connect with us

DOSSIER ONA

Quel « après » pour les entreprises pétrolières ?

Published

on

Quel « après » pour les entreprises pétrolières ?

L’avenir des entreprises du secteur pétrolier est constamment questionné par les différents scénarii préparant l’après-pétrole. Pour autant, les projections indiquent que les énergies fossiles resteront, à l’horizon 2040, prédominantes dans le mix énergétique global avec une part globale estimée à 73 %.

Même les scénarii les plus ambitieux incluant une transition énergétique rapide accordent 53 % du mix énergétique global aux énergies fossiles. Selon Julien Balkany, Président du conseil d’administration de la firme pétrolière norvégienne Panoro Energy, « le gaz naturel jouera un rôle croissant dans le bouquet énergétique en devenant d’ici 2050 la première énergie fossile, dépassant ainsi la part du pétrole dans le mix énergétique ». Pour autant, les pétroliers s’attachent à entamer leur diversification, sous la pression constante des enjeux climatiques et d’investisseurs désireux de préparer l’avenir.

La demande de pétrole n’est pas -encore- prête à se tarir

Certes, certains facteurs peuvent entamer l’avenir des entreprises pétrolières. La lutte contre le réchauffement climatique, ainsi que le développement de la voiture électrique ou la baisse constante du prix des énergies renouvelables représentent autant de réalités pouvant noircir l’horizon des pétroliers. La volonté de décarboner l’économie n’impactera cependant, à moyen terme, que très modérément la demande. Bien au contraire, celle-ci devrait connaître une croissance continue dans les décennies à venir.

Si les analystes prévoient une baisse globale de la demande dans les pays occidentaux, de nouvelles zones importatrices se manifestent. Selon une étude fournie par Total, la zone OCDE ne représenterait, d’ici 2040, plus que 30 % de la demande globale de pétrole, contre 50 % aujourd’hui. Les chiffres de l’Agence Internationale de l’Énergie s’accordent sur une hausse globale de 6,8 % de la demande entre 2016 et 2025 puis de 4,6 % entre 2025 et 2050. La cause principale ? L’accès rapide d’une part toujours plus grande des populations des pays émergents à la voiture individuelle. Selon Julien Balkany, « le gaz naturel liquéfié à destination de l’Asie va monter en puissance, offrant un marché dynamique et porteur aux entreprises pétrolières, présentes tout le long de la chaîne de valeur du gaz, et leur donnant l’occasion de trouver de nouveaux débouchés viables pour des gisements gaziers situés au large de l’Afrique, comme le Sénégal, la Mauritanie, le Mozambique, la Tanzanie ou l’Afrique du Sud et pas encore exploités ».

Intégrer les entreprises pétrolières à la transition énergétique

La pression croissante sur les énergies fossiles a obligé les pétroliers à entamer une diversification de leurs activités, notamment après la brutale chute des cours du pétrole entre 2015 et 2017. L’acquisition, en avril 2018, de Direct Energie par le géant français Total, l’un des principaux fournisseurs alternatifs d’électricité, s’inscrit dans cette volonté d’opérer sur des marchés B2C. L’italien ENI s’est, de son côté, engagé à investir un milliard d’euros en trois ans en faveur des énergies renouvelables. Loin d’être un cas isolé, la plupart des majors du secteur investissent durablement dans les alternatives aux énergies fossiles. En novembre 2018, les majors européennes, poussées par des investisseurs désireux de préparer l’après-pétrole, ont été primées pour leurs investissements dans les énergies bas-carbone dans un rapport publié par l’organisation internationale CDP. En bas de tableau, les groupes chinois et, dans une moindre mesure, américains font figure de très mauvais élèves. Les « Big Oil » représentent, selon ce rapport, 70 % des capacités existantes dans les énergies renouvelables et l’immense majorité des capacités en développement.

Plus encore, l’engagement des pétroliers se fait aussi au niveau de l’exploitation des champs pétrolifères via une stratégie de réduction des risques opérationnels. « Les acteurs pétroliers doivent intensifier leurs efforts pour développer des technologies propres à bas carbone réduisant considérablement les émissions de gaz à effet de serre et en parallèle doivent encourager I‘utilisation de produits biodégradables respectueux de notre environnement » affirme en ce sens Julien Balkany.

DOSSIER ONA

L’Angola espère que les réformes aideront les ventes d’actifs pétroliers

Published

on

By

L'Angola espère que les réformes aideront les ventes d'actifs pétroliers

L’Angola espère que des réformes économiques radicales permettront de concrétiser un plan ambitieux de vente d’actifs clés de l’État, notamment des participations dans la société pétrolière Sonangol, une part de Puma Energy et plus de 100 autres entreprises.

Le deuxième plus grand exportateur de pétrole d’Afrique est à la recherche de liquidités alors qu’il a du mal à faire face aux prix moribonds du brut, à la baisse de la production et à des années de mauvaise gestion qui ont laissé la Sonangol gonflée et inefficace.

En août, le gouvernement a publié une longue liste d’actifs qui seront proposés aux investisseurs via des offres publiques, des cessions de participations, des cessions d’actifs ou des appels d’offres.

Le calendrier rapide vise une introduction en bourse de Sonangol en 2022, la vente d’une participation de 28% dans Puma et sa participation dans la société pétrolière China Sonangol en 2020 et le déchargement d’une part de la raffinerie ivoirienne SIR cette année.

Le gouverneur de la banque centrale, Jose Massano, a déclaré à Reuters que la vente d’actifs suscitait un « intérêt considérable », mais que la nation s’efforçait de se défaire de l’image de la corruption généralisée, du contrôle de l’Etat et de l’hostilité envers les capitaux étrangers.

« La plupart des investisseurs ont exprimé des inquiétudes quant à la sécurité d’obtenir des fonds en Angola », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il ne devrait pas y avoir de tels problèmes.

« Dans le passé, nous avons eu cette difficulté, mais nous avons également introduit des changements », a-t-il déclaré.

Une campagne anti-corruption a pris de l’ampleur depuis 2017, lorsque Joao Lourenco a mis fin au régime de près de 40 ans de l’ancien président angolais, José Eduardo dos Santos.

Lourenco a limogé la fille de l’ex-dirigeante Isabel à la présidence de Sonangol plus tard la même année et le gouvernement a tenté de réprimer l’influence de l’ex-première famille et de réformer les institutions étatiques.

La Banque mondiale donne son avis sur le processus de vente d’actifs afin de s’assurer qu’il est transparent et ouvert à une gamme d’investisseurs potentiels.

Changements

Selon Massano, l’Angola a éliminé cette année un arriéré d’argent que les investisseurs avaient cherché à rapatrier et a modifié la loi afin que ceux qui envisagent de retirer des fonds puissent le faire par l’intermédiaire de banques commerciales, en contournant la Banque centrale.

Le pays a également supprimé les règles imposant aux entreprises étrangères de s’associer à une entreprise locale.

Kwadwo Sarkodie, associé du cabinet d’avocats Mayer Brown, qui conseille les gouvernements et les entreprises internationales en Afrique, a déclaré que Sonangol était le joyau de la privatisation.

« La Sonangol est une organisation si centrale à une grande partie de ce qui se passe en Angola », a-t-il déclaré.

« La recherche de liquidités est d’une importance capitale. Elle permet de gagner de l’argent dans le contexte des difficultés de ces dernières années causées par les prix du pétrole », a-t-il ajouté.

L’Angola souhaite que les sociétés pétrolières internationales développent ses gisements et freinent les baisses importantes de sa production. L’année dernière, il a réduit de moitié les taxes sur certains gisements de pétrole jusqu’à 10% et a créé un organisme indépendant, l’Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG), chargé de gérer les ventes de concessions pétrolières et gazières.

Mais les observateurs disent que les coûts de production relativement élevés de la nation sont un problème.

« C’est un environnement assez difficile pour le moment. L’Angola n’a pas la meilleure réputation en tant que lieu d’achat d’actifs », a déclaré Anish Kapadia, directeur général d’AKap Energy Ltd. investir. Il y a eu quelques changements, mais cela n’a pas vraiment été suffisant. « 

Puma Energy, la coentreprise angolaise avec la société de négoce Trafigura, figure parmi les plus intéressantes pour les investisseurs potentiels, ont expliqué des sources, en raison notamment du faible niveau d’expertise nécessaire pour gérer les opérations de vente au détail et de carburant, par rapport aux actifs pétroliers en amont.

Mais Puma a également décidé de vendre et de restructurer ses actifs pour compenser la faiblesse des bénéfices et réduire le niveau de sa dette.

Continue Reading

DOSSIER ONA

Le négociant de pétrole Gunvor condamné à une amende de 95 millions $ pour corruption au Congo et en Côte d’Ivoire

Published

on

By

Le négociant de pétrole Gunvor condamné à une amende de 95 millions $ pour corruption au Congo et en Côte d’Ivoire

les procureurs fédéraux de Suisse ont condamné le négociant de pétrole Gunvor à payer une amende d’environ 95 millions de dollars, pour avoir corrompu des dirigeants des secteurs pétroliers congolais et ivoiriens entre 2009 et 2011. L’annonce a été faite ce matin par le Bureau du procureur général de Suisse.

Le Titre exécutoire explique que « le négociant genevois de matières premières a été condamné pour n’avoir pas pris toutes les mesures organisationnelles raisonnables et nécessaires pour empêcher ses employés et agents de corrompre des agents publics afin d’accéder aux marchés pétroliers en République du Congo et en Côte d’Ivoire ».
Le règlement comprend une amende de 4 millions de dollars, plus les bénéfices bruts et les intérêts que la société a réalisés sur ses transactions dans les deux pays.

Dans les faits, une enquête avait été ouverte fin 2011 en Suisse, sur les conditions d’obtention en juin 2010 de droits d’exportation de pétrole congolais sur une période de trois ans. En juillet 2011, conformément à l’accord, Gunvor a effectué des versements anticipés de 125 et 500 millions de dollars à la société publique congolaise du pétrole (SNPC). Ce n’est qu’en 2018, qu’un ancien employé de Gunvor, Pascal Collard a admis avoir été mandaté pour payer des pots-de-vin à des dirigeants congolais, dans le cadre de l’accord. Dans un acte d’accusation, ce dernier a ajouté que la direction générale était parfaitement au courant et a même approuvé les transactions avec lesdits dirigeants.

En Côte d’Ivoire, les juges accusent le négociant d’avoir usé de la même stratégie pour se garantir l’accès à la matière première entre 2009 et 2011. Parallèlement à cette affaire, l’ONG suisse Public Eye suspecte Gunvor d’avoir obtenu, en 2014 une cargaison ivoirienne de 650 000 barils de brut, avant sa mise en vente officielle. Une enquête a été ouverte au sein du Ministère Public de la Confédération (MPC), l’organe d’investigation et accusateur public fédéral suisse.

Après la publication de la décision de justice, la société a affirmé dans un communiqué qu’il n’y a « aucune implication consciente ou souhaitée des employés ou des membres de la direction dans ces activités ». Si le gouvernement congolais a toujours nié ces accusations, le Bureau du procureur général affirme que le président Denis Sassou Nguesso ainsi que des membres de sa famille font partie des bénéficiaires des pots-de-vin. En Côte d’Ivoire, d’anciens hauts fonctionnaires du gouvernement ont également été mis en cause.

Continue Reading

DOSSIER ONA

Sénégal : L’industrie pétrolière… félicitent Macky Sall, « Homme de l’Année » de l’industrie pétrolière en Afrique…

Published

on

By

Sénégal : L’industrie pétrolière... félicitent Macky Sall, « Homme de l’Année » de l’industrie pétrolière en Afrique...

Le secteur de l’énergie africain et mondial se rallie aux efforts de Macky Sall pour développer l’industrie pétrolière et gazière de son pays, qui positionnent le Sénégal comme un nouveau pôle énergétique en Afrique. De tels efforts et réalisations sont célébrés cette semaine alors que le président du Sénégal reçoit le prix d’Homme africain de l’année, décerné par Africa Oil & Power.

Ce prix est une reconnaissance du travail de Macky Sall et des efforts de son gouvernement pour stimuler le développement de l’économie sénégalaise, créer un environnement favorable pour les investisseurs et faire en sorte que le pétrole et le gaz extraits du Sénégal créent des emplois et des opportunités de croissance pour les entreprises sénégalaises.

« Le Sénégal continue de manifester son engagement en faveur de la transparence, et son président Macky Sall continue de dialoguer avec ceux qui sont en désaccord avec lui, de rechercher un consensus sur les questions relatives aux industries extractives et de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la malédiction des ressources naturelles », a déclaré Akere Muna, ancien vice-président de Transparency International et ancien président du conseil de la Conférence internationale contre la corruption. « Le peuple sénégalais comprend maintenant les enjeux de ces ressources et son président s’engage fermement à assurer une répartition transparente des revenus et des ressources au bénéfice de l’économie sénégalaise et de ses citoyens. Le président devrait utiliser ce prix pour faire du Sénégal un endroit où les Africains peuvent être fiers du secteur des ressources naturelles », a ajouté Muna.

« Alors que le Sénégal se rapproche de sa première production de gaz et de sa production de pétrole, nous félicitons son président Macky Sall et son gouvernement pour avoir ajouté un autre pays africain à la liste des producteurs mondiaux d’hydrocarbures », a ajouté Mahaman Laouan Gaya, secrétaire général de l’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO). « Les producteurs africains sont prêts à coopérer avec le Sénégal pour soutenir son développement économique, et nous sommes vraiment impatients de suivre le pays dans son nouveau chemin vers la prospérité. »

Peu de temps après avoir découvert du pétrole et du gaz en 2014 et 2016, le Sénégal a engagé un dialogue national avec le secteur privé, les investisseurs étrangers et la société civile sur les prochaines étapes du développement de l’industrie. Cela a abouti à la création de nouvelles entités telles que le Comité d’orientation stratégique sur le pétrole et le gaz (COS-Petrogaz), mais aussi à un tout nouveau Code du pétrole en 2019 et à de nouvelles réglementations sur le contenu local pour garantir la création d’emplois locaux et la procuration de biens et services locaux par l’industrie. En conséquence, les investissements étrangers ont augmenté et plusieurs grandes sociétés internationales, des sociétés pétrolières nationales et des indépendants ont pénétré le marché.

« Ce que le Sénégal et son président Macky Sall ont prouvé, c’est que le pouvoir de la volonté politique et du leadership ne peut pas être sous-estimé », a déclaré le prince Arthu Eze, président d’Atlas Oranto Petroleum, qui explore actuellement au Sénégal. « Des réglementations saines, une bonne gouvernance et une direction politique alignée sur un objectif commun de développement économique et de mettre l’énergie aux services des citoyens, voilà ce qui fait du Sénégal un nouveau cas de succès africain. Je salue le président et le peuple sénégalais, toute l’Afrique est en train de prier pour vous. »

Le Sénégal fait notamment la une des journaux pour avoir accéléré le développement de son industrie et ne pas avoir perdu de temps à développer ses découvertes. L’industrie salue notamment les autorités du pays pour le peu de temps qu’il a fallu entre les premières découvertes de pétrole et de gaz au Sénégal et la prise de décisions finales d’investissement. En conséquence, le Sénégal devrait devenir prochainement un exportateur mondial de gaz aux côtés de pays africains comme ceux du Forum des pays exportateurs de gaz, notamment l’Algérie, l’Égypte, l’Angola, le Mozambique, la Guinée équatoriale, la Libye et le Nigéria.

« Cela prouve la volonté du gouvernement sénégalais de développer ces ressources et le secteur dans son ensemble », a déclaré Jude Kearney, ancien sous-secrétaire adjoint de l’administration Clinton et actuel président de Kearney Africa Advisors. « Plus important encore, cela n’a pas été fait au détriment de l’adoption de bonnes pratiques de gouvernance et de la mise en place d’un cadre réglementaire solide », a ajouté Kearney.

« Le président du Sénégal, Macky Sall, a établi de solides relations avec le monde, y compris l’Allemagne, ce qui sera très bénéfique pour attirer le capital et la technologie adéquats pour développer son secteur énergétique », a ajouté Sebastian Wagner, PDG du Germany Africa Business Forum ( GABF).

La Chambre africaine de l’énergie, dirigée par notre président, NJ Ayuk, se joint à l’industrie pour féliciter le président Macky Sall d’avoir pris les mesures voulues pour développer le secteur pétrolier et gazier sénégalais et faire en sorte que l’énergie serve tous les citoyens sénégalais. Avec ses partenaires, la Chambre continuera d’aider le Sénégal à promouvoir la bonne gouvernance, à attirer les investissements et à renforcer les capacités nationales tout au long de la chaîne de valeur.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

Continue Reading

Tendance

Translate »
%d blogueurs aiment cette page :