La société australienne Haranga Resources confirme son intérêt stratégique pour le potentiel aurifère du Sénégal en annonçant la poursuite de ses travaux d’exploration sur le projet Ibel South, situé dans le sud-est du pays. Après une année 2025 marquée par une campagne de forage soutenue et des résultats jugés prometteurs, la compagnie prévoit de lancer, dès le premier trimestre 2026, la phase 3 de son programme de forage, avec pour objectif d’approfondir l’évaluation du système aurifère identifié.
Selon un communiqué publié le 12 janvier, Haranga Resources a réalisé au cours de l’année 2025 plus de 5 000 mètres de forage en air core dans le cadre des phases 1 et 2 de son programme d’exploration. Ces travaux ont permis de confirmer la présence d’un système aurifère continu sur une longueur supérieure à 800 mètres, avec des interceptions en or comprises entre 0,43 gramme par tonne et 1,40 gramme par tonne lors de la phase 2. Ces résultats renforcent la crédibilité géologique du projet et justifient, aux yeux de la direction, la poursuite des investigations.
Le directeur général de Haranga Resources, Peter Batten, souligne que plusieurs forages réalisés au cours des deux premières phases ont intersecté des zones minéralisées, indiquant que le système aurifère reste ouvert en profondeur. Cette configuration géologique laisse entrevoir un potentiel d’extension significatif et motive la société à engager des forages plus profonds afin d’en apprécier pleinement l’ampleur et la continuité.
À ce stade, Haranga Resources n’a pas communiqué de calendrier précis concernant une éventuelle découverte de gisement matérialisée par une première estimation de ressources minérales. Néanmoins, la progression des travaux d’exploration rapproche progressivement la société de cet objectif clé, qui constituerait une étape déterminante pour la valorisation du projet Ibel South et pour la prise de décisions stratégiques futures.
Sur le plan financier, la compagnie n’a pas détaillé les montants investis dans les campagnes de forage déjà réalisées, ni ceux qui seront mobilisés pour la phase 3. Toutefois, Haranga Resources avait procédé en octobre dernier à une levée de fonds de 14 millions de dollars australiens, soit environ 9,4 millions de dollars américains, destinée à soutenir le développement de l’ensemble de ses projets, y compris celui d’Ibel South au Sénégal.
Cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large de montée en puissance du secteur aurifère sénégalais. Le sous-sol du pays suscite un intérêt croissant de la part des compagnies minières internationales, attirées par un cadre géologique favorable et un environnement d’investissement de plus en plus structuré. En 2025, le groupe marocain Managem a ainsi mis en production la mine de Boto, sa première au Sénégal, faisant de celle-ci la troisième mine d’or industrielle du pays après Sabodala-Massawa et Mako. Par ailleurs, les sociétés canadiennes Thor Resources et Fortuna Mining poursuivent le développement avancé de leurs projets respectifs de Douta et de Diamba Sud, avec l’ambition de les conduire vers la phase de construction.
Dans ce paysage minier en pleine évolution, les avancées enregistrées par Haranga Resources à Ibel South confirment le potentiel aurifère du sud-est du Sénégal et renforcent la position du pays comme l’un des pôles émergents de l’exploration et de la production d’or en Afrique de l’Ouest.


