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Sénégal : La loi sur le contenu local, quels impacts pour le secteur des assurances

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Sénégal : La loi sur le contenu local, quels impacts pour le secteur des assurances

La loi sur le «contenu local » adoptée le 24 Janvier 2019 par l’Assemblée nationale va permettre au Sénégal de se doter désormais, à l’instar d’un pays comme le Ghana, d’un cadre propice à l’augmentation de la valeur ajoutée locale et à la création d’emplois locaux dans le cycle de vie des projets pétroliers et gaziers.

Les principes directeurs et objectifs découlant de la combinaison de la loi précitée et de l’article 58 du nouveau Code Pétrolier de 2019 permettent assurément la prise en compte des intérêts exclusifs des entreprises nationales dans tous les domaines où elles peuvent intervenir et qui seraient en relation avec la chaine d’exploitation, de production, de sécurisation et de commercialisation des ressources pétrolières et gazières.

Ces intérêts doivent s’exprimer à travers le relèvement du « plateau de compétence » (formation du personnel local, transfert de technologie,) et du « plateau d’affaires » des Entreprises nationales (participation des investisseurs privés nationaux aux opérations pétrolières et octroi de contrats de fourniture de travaux, biens et services aux entreprises nationales),  mais également à travers le « renforcement de la compétitivité nationale et internationale des Entreprises Sénégalaises ».

L’industrie des assurances au Sénégal n’échappe pas à ces règles et principes, d’autant plus qu’il s’agit du seul secteur pour lequel le législateur a consacré spécialement une disposition (cf. article 10 de la loi sur le « contenu local »).

Sur cette base, les compagnies d’assurances agréées au Sénégal ont eu la prompte initiative de créer, par anticipation à cette nouvelle donne, le « Pool d’assurance des Risques Pétroliers & Gaziers » qui se présente comme une organisation avec la SEN-RE et le marché International de la Réassurance en vue de disposer d’une capacité suffisante leur permettant de couvrir les risques pétroliers selon le principe de la coassurance et de la réassurance.

Cette organisation trouve une légitimité particulière et une base légale non seulement dans l’article 10 de ladite loi, mais également dans la partie de la déclaration du Président de la République, réservée au « local content » ou « contenu local » notamment dans le secteur des assurances à l’occasion  de la réunion du Groupe Consultatif de Paris.

Il s’agit d’une réaction inédite notée dans la zone de la Conférence interafricaine des marchés de l’assurance (CIMA).

Toutefois, le sens et la portée de cette loi sont-ils bien compris par les différents acteurs concernés de l’économie nationale ? En plus, la philosophie du  « local content »  telle que déclinée est-elle bien appréhendée ?

La question mérite d’être posée à propos de l’industrie locale des Assurances, au vu de la tournure que l’application des principes posés par ladite loi commence à prendre chez les Assureurs du marché sénégalais.

En effet, le conflit commercial évoqué dans la presse écrite (« Financial Afrik » et « observateur » précisément) entre la compagnie AMSA Assurances et le « Pool d’assurance des Risques Pétroliers & Gaziers » à l’occasion de la première affaire réalisée, installe déjà le doute. Le traitement réservé à cette affaire laisse perplexe quant à la bonne compréhension par les assureurs, des motivations, principes directeurs, objectifs principaux et bien sûr du champ d’application de la politique nationale en matière de «contenu local» dans le secteur des hydrocarbures.

Loin de jeter le discrédit sur la stratégie mise en place par les assureurs à ce jour et ses conséquences déjà perceptibles, notre intention est d’identifier et surtout d’indiquer aux compagnies d’assurances, les véritables enjeux de la loi sur le « contenu local » au Sénégal et les possibilités probablement méconnues mais plus larges que cette dernière offre à l’industrie sénégalaise des Assurances et à ses différents acteurs.

  1. Les enjeux du «contenu local» dans l’industrie des Assurances

Au vu des principes directeurs et objectifs déclinés ci-dessus, les professionnels de        l’assurance auraient dû se poser les questions suivantes :

  • quelles sont les véritables composantes professionnelles de l’industrie ou du secteur des Assurances?
  • est-ce exclusivement les compagnies d’assurances ? les sociétés de courtage et d’intermédiation (courtiers) en Assurance dûment agréées par l’Etat du Sénégal  sont-elles concernées ?
  • ces compagnies et courtiers sont-ils par ailleurs considérés comme des sociétés de nationalité sénégalaise, compte tenu de la composition de leur capital social, à l’effet de remplir le critère d’éligibilité pour bénéficier en priorité des retombées de cette loi ?
  • enfin, le marché sénégalais, dans sa configuration actuelle, n’aurait-il pas besoin d’une restructuration profonde, compte tenu de la faible capacité notée à prendre entièrement en charge les risques pétroliers et gaziers, de peur de céder en fronting la presque totalité des affaires souscrites aux sociétés de réassurances étrangères?

Autant de questions que les professionnels des assurances doivent se poser et auxquelles des réponses pertinentes pourraient apporter les éclairages nécessaires à la stratégie qu’ils doivent adopter :

a)A propos des composantes professionnelles du marché sénégalais, Il faut reconnaitre sans risque de se tromper que les sociétés de courtage, de droit national, font bel et bien partie du dispositif permettant d’assurer le service de l’assurance compte tenu de leur expertise, et au regard des dispositions du code CIMA relatives aux conditions de création, d’agrément et de fonctionnement.

Pour rappel, elles jouent un rôle essentiel de conseil et de gestion des conflits pouvant survenir entre les compagnies d’assurances et les assurés, fussent-ils des assurés opérant dans le domaine pétrolier ou gazier.

Au surplus, elles représentent une part extrêmement importante dans le chiffre d’affaires des compagnies IARD, sans oublier que la plupart de ces sociétés est le fruit d’investissements de sénégalais qui participent ainsi au développement de l’économie nationale.

Par ailleurs, leur activité, de par sa nature et contrairement à celle des compagnies d’assurances, ne donne pas lieu à des cessions de réassurance à l’étranger. Les commissions captées dans les affaires souscrites sont en général retenues dans l’économie sénégalaise. Il est alors certain que l’essentiel de leur chiffre d’affaires est réinjecté dans l’économie nationale en terme d’épargnes bancaires, d’investissements dans d’autres secteurs de l’économie (immobilier, achats d’actions, souscriptions possibles aux obligations d’Etat, salaires etc…) et enfin, en terme d’obligations fiscales.

Ces sociétés sont aujourd’hui au nombre de soixante-dix-sept (77) agréées par l’Etat du Sénégal, suivant la liste officielle publiée par la Direction des Assurances.

Aussi, et c’est très important, leur intervention dans le placement des affaires aussi bien en Assurances qu’en Réassurances permet-elle de réduire à certains égards les flux de capitaux (pourcentage des primes cédées) sur le marché de la réassurance à l’étranger compte tenu de leurs taux de commissionnement qui avoisinent en moyenne les 18 à 20% des primes d’assurance.

Même s’il est vrai qu’une bonne partie du chiffre d’affaires du courtage revient aux filiales de groupes étrangers, comme c’est le cas d’ailleurs pour  les compagnies d’assurances, le rôle positif des sociétés de courtage dans l’économie nationale est assurément  indéniable. Enfin et pour faire écho à cette dernière question éminemment juridique, une étude concernant les critères de nationalité des sociétés et les conséquences qu’implique l’application de la loi sur le « local content », doit être menée.

b) L’autre enjeu est relatif à la taille du marché sénégalais des assurances.

En effet, nous convenons tous aujourd’hui que ce marché ne dispose pas de la capacité suffisante pour absorber plus de 10% (pourcentage très optimiste) des risques pétro-gaziers qui se profilent à l’horizon. Quelle solution ?

La restructuration du marché des Assurances du Sénégal devient alors une question essentielle dans la mesure où c’est l’un des secteurs qui doivent s’adapter à cette nouvelle donne (exploitation du pétrole et du gaz) pour en profiter économiquement et financièrement et, jouer véritablement le rôle attendu d’eux par l’Etat.

Il ne devrait pas s’agir seulement de s’organiser en pool pour capter les parts de risques qui sont à la portée actuelle du marché. En effet,  les marchés d’assurances doivent grandir par l’évolution de leur économie et par l’ingéniosité de leurs acteurs et cadres accompagnés par les investisseurs. A notre avis, les moyens financiers pour créer d’autres compagnies et l’expertise adéquate ne manquent pas au Sénégal. C’est le moment d’y réfléchir profondément en incluant tous les acteurs de l’industrie des assurances et même ceux qui sont hors du métier dès l’instant que ces derniers (investisseurs) peuvent participer à la mise en place des conditions qui favoriseront l’augmentation des capacités du marché sénégalais.

  • Pour une démarche inclusive de tous les acteurs du monde des assurances.

Seule une démarche globalisante et inclusive pourrait permettre de faire face à toutes les problématiques abordées ci-dessus. Il est en effet très clair que le secteur des assurances au Sénégal compte aujourd’hui autour de 18 compagnies d’assurances IARD et 08 compagnies VIE, mais également, comme nous l’avons affirmé précédemment,  77  sociétés de courtage et de conseil en Assurances au titre de l’année 2019, constituées pour la majorité sous forme de S.A, dument agréées auprès des autorités sénégalaises et dont la plupart est le fruit d’investissements de sénégalais.

Combien de sociétés seraient mises en marge de la plus grande opportunité de transformation de l’économie du Sénégal et de l’industrie des assurances si un processus de mutualisation des efforts du marché est enclenché sans la prise en compte des sociétés de courtage d’assurances ? Ce serait d’autant plus regrettable qu’il s’agit d’une catégorie professionnelle qui pourrait apporter un avis important pour la prise en charge des questions essentielles qui se posent actuellement dans le marché.

La meilleure stratégie serait d’associer toutes les sociétés de courtage agréées en tant qu’actrices et composantes de l’industrie des Assurances dans le pool Pétrolier et gazier déjà mis en place par les sociétés d’assurances.  C’est moins un partage du gâteau que la recherche de solutions d’ensemble qui s’impose au  marché qui doit rapidement s’adapter à cette évolution. Des solutions pour la question particulière d’une meilleure et excellente répartition des produits du « local content » en assurances (création d’emplois et relèvement des compétences, chiffre- d’affaires des compagnies d’assurances et sociétés de courtage, apports dans l’économie etc…) et celle d’une restructuration du marché. Les sociétés de courtage d’assurances ont donc leur mot à dire.

De toutes façons, nous pensons que les sociétés de courtage locales sauront prendre leur destin en main au cas où elles ne seraient pas intégrées dans le pool pétrolier et gazier ou dans un groupe d’études plus large.

Eventuellement, les investisseurs aussi intéressés par notre secteur pour sa transformation en profondeur, pourraient être concernés. Ils participeront à la recherche de solutions d’ensemble puisqu’ appelés à financer certaines opérations de création de nouvelles sociétés d’assurances et de réassurances.

Le défi aujourd’hui n’est donc pas de capter ce que nous, assureurs, sommes en mesure de prendre de ce marché, mais de l’aider à s’agrandir, à augmenter sa capacité au bénéfice de tous ses acteurs et de l’économie nationale. Il est donc quantitatif et qualitatif.

C’est seulement dans ces conditions que nous pourrons cerner les véritables problèmes que pose cette nouvelle donne du secteur de l’hydrocarbure et de répondre convenablement au rendez-vous de l’histoire qui va dans le sens de trouver la voie d’une croissance inclusive qui profite à l’économie nationale, mais surtout aux Entreprises nationales et aux populations.

Il est encore temps de RECTIFIER le tir.

Djibril DIA, Juriste et Consultant en Assurance

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Le cadre réglementaire modernisé du Sénégal pour attirer les investissements

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Le cadre réglementaire modernisé du Sénégal pour attirer les investissements

Centurion Law Group est un conglomérat panafricain de droit des sociétés, spécialisé dans le droit des affaires transfrontalier et le droit de l’énergie.

Quels aspects réglementaires clés doivent être mis en œuvre par un pays producteur proche comme le Sénégal pour améliorer l’attractivité du secteur pétrolier et gazier?

Dans tous les pays pétroliers, les régulateurs et les décideurs doivent tenir compte de l’état d’avancement de leur secteur pour mettre en œuvre les politiques et les cadres réglementaires appropriés. De toute évidence, un pays comme le Sénégal, qui produira bientôt plus de 20 000 barils de pétrole par jour, ne produira pas les mêmes réglementations qu’un pays comme le Nigéria, qui produit plus de 1,5 million de barils depuis des décennies. Les réglementations doivent être progressives. Ce qui compte dans un cas comme le Sénégal, c’est d’appliquer des réglementations qui jettent les bases du développement d’une industrie durable, axée sur le contenu et créatrice d’emplois. Lors de la planification du développement de l’industrie et de ses réglementations, le renforcement des capacités nationales, tant au sein des institutions nationales que du secteur privé, revêt une importance primordiale.

Quel est votre sentiment vis-à-vis de l’état de préparation du cadre réglementaire sénégalais à la lumière des premières productions produites en 2022?

J’ai un sentiment extrêmement positif et optimiste quant à la capacité du Sénégal à construire une industrie du pétrole et du gaz robuste et durable. Saluons d’abord l’engagement du gouvernement en faveur de la transparence avec le peuple sénégalais. Très tôt après les découvertes, le gouvernement a commencé à engager l’ensemble de la société civile sénégalaise autour de débats tels que le développement de contenu local, le renforcement des capacités nationales et les emplois locaux. Cela a envoyé un message fort à la région et à la communauté des investisseurs dans son ensemble: le Sénégal était déterminé à mettre en place un secteur pétrolier et gazier africain moderne fondé sur la bonne gouvernance.

Comment le nouveau code pétrolier et gazier répond-il à l’objectif ambitieux du gouvernement en matière de contenu local?

Le nouveau code relève de deux aspects. Le premier concerne l’inclusion. Toute la société sénégalaise a participé activement aux débats et discussions avant et pendant la rédaction du code, ce qui fait du texte final un texte qui réponde aux aspirations de l’industrie et des citoyens. Deuxièmement, le nouveau cadre concerne spécifiquement le contenu local, qui bénéficie de sa propre loi. De nouvelles conditions rendent obligatoire la participation du secteur privé sénégalais aux activités liées aux hydrocarbures, en particulier aux activités de construction, d’approvisionnement et de services relatifs aux champs de pétrole. Le texte prévoit également des transferts de technologies et de compétences qui contribueront dans une large mesure au développement des entreprises sénégalaises.

Quels pays africains peuvent servir de modèles pour que le Sénégal mette en place un cadre réglementaire efficace?

Il existe de nombreux enseignements à tirer de plusieurs juridictions africaines en ce qui concerne la mise en œuvre du cadre réglementaire approprié pour le Sénégal. Prendre des modèles internationaux non africains peut également s’avérer très bénéfique. Trinité-et-Tobago, par exemple, est très utile car c’est un pays relativement petit qui s’est très tôt concentré sur la réglementation et le développement de son industrie gazière et qui est maintenant un exportateur mondial de gaz. En Afrique, il faut absolument tirer des enseignements du développement du contenu local au Nigéria, de la durabilité environnementale au Gabon ou du bon usage des revenus pétroliers pour stimuler la diversification économique en Guinée équatoriale.

Comment la coopération régionale peut-elle stimuler l’exploration pétrolière et gazière dans le bassin de MSGBC? Quelles mesures doivent être prises par les pays pour créer des synergies efficaces?

Le Sénégal et la Mauritanie ont déjà montré à l’Afrique que le fait de mettre ses différences de côté et de travailler au co-développement de projets serait avantageux pour les économies africaines et leurs populations. Tortue est un projet phare à cet égard, et il aura un impact profond sur le développement socio-économique des deux pays. La principale étape pour encourager de telles collaborations et projets futurs consiste simplement à maintenir le dialogue ouvert et à en engager davantage.

C’est ce que fait par exemple la Chambre de l’énergie africaine. Nous devons voir les pays africains s’engager davantage, car le dialogue énergétique intra-africain est resté trop faible compte tenu du potentiel de ressources naturelles de notre continent.

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L’Angola a toujours été un pays coûteux pour la production de pétrole

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L'Angola a toujours été un pays coûteux pour la production de pétrole

Les activités d’Eni Angola sont entièrement orientées vers le offshore conventionnel et profond, sur une superficie développée et non développée de 21 441 km2. Le directeur général d’Eni Angola, Andrea Giaccardo, s’est entretenu avec Africa Energy Series – Angola au sujet d’une série de découvertes récentes dans le bloc 15/06.

L’Angola a toujours été un pays coûteux pour la production de pétrole. Comment la législation récente sur le pétrole et le gaz peut-elle attirer de nouveaux explorateurs et compenser les conditions du marché?

Les développements de 2018 dans le secteur pétrolier et gazier en Angola et l’environnement politique général peuvent donner une idée de la voie que pourrait emprunter le secteur dans les années à venir et offrir la confiance que le changement s’annonce. La nouvelle législation relative à la mise en valeur des gisements marginaux stimulera les investissements et contribuera à un renversement futur de la production en baisse du deuxième plus grand producteur de brut d’Afrique. Le nouveau décret sur le gaz offre désormais aux investisseurs un cadre législatif spécifique leur permettant d’explorer, de développer et de vendre du gaz naturel pour la première fois en Angola.

Un autre instrument législatif publié en 2018 a amélioré le mécanisme de contrôle des opérations de l’industrie pétrolière lié aux appels d’offres et aux marchés publics, améliorant ainsi l’efficacité de l’ensemble de la chaîne de valeur. Toutes ces mesures ont un impact positif sur le climat des affaires et permettent de relancer les investissements dans un secteur qui représente 95% des exportations du pays.

Nous entretenons des relations étroites avec Sonangol, construites à long terme par le biais d’un portefeuille varié d’initiatives conjointes dans le secteur de l’énergie, allant des partenariats dans les activités pétrolières et gazières à la raffinerie de Luanda dans le secteur en aval aux opportunités en matière d’énergies renouvelables. Après la création de la nouvelle agence, Sonangol deviendra un partenaire encore plus idéal pour Eni dans le choix de nouvelles opportunités et le transfert de connaissances et d’expériences. Eni souhaite participer à la croissance de Sonangol en tant qu’opérateur en Angola.

Un récent pas en avant dans cette relation est le récent accord pour la constitution de Solenova Ltd, une société sous contrôle conjoint créée pour évaluer et développer les opportunités d’énergie renouvelable en Angola. La création de cette nouvelle société s’inscrit dans la stratégie énergétique du pays, qui vise à atteindre une capacité installée de 800 MW d’énergie renouvelable installée d’ici 2025, en mettant l’accent sur les projets solaires à grande échelle.

Eni a connu du succès en tant qu’opérateur du bloc 15/06 avec les projets East and West Hub et Block Cabinda Norte. La société recherchera-t-elle d’autres opportunités en tant qu’opérateur lors du tour d’enchères de 2019?

Eni est reconnu dans le monde entier comme un leader en termes de capacité d’exploration, grâce à une approche efficace et réussie de création de valeur à la source. L’intention est de renforcer notre position en tant que compagnie pétrolière internationale très engagée en Angola en augmentant notre pourcentage d’opérateurs dans de nouvelles zones offshore et onshore, et en exploitant nos vastes compétences géologiques et géophysiques ainsi que nos technologies exclusives pour trouver des opportunités attrayantes.

Les récentes découvertes d’exploration du bloc 15/06, à savoir Kalimba, Afoxé, Agogo, Ndungu et Agidigbo, représentent une histoire à succès pour Eni. En exploitant ses capacités et ses technologies propriétaires, Eni a pris des risques importants et a finalement réussi à trouver des ressources pétrolières. Notre modèle de développement accéléré et échelonné est la clé pour mettre ces découvertes en œuvre dans les meilleurs délais, augmentant ainsi la valeur économique de l’initiative. On estime que les cinq découvertes contiendront jusqu’à 1,8 milliard de barils de pétrole léger en place avec un potentiel d’amélioration, et confirment davantage le potentiel d’exploration du bloc et l’efficacité des compétences d’exploration et des technologies propriétaires d’Eni.

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Ouganda : Le deuxième cycle d’octroi de licences de pétrole et de gaz attirera les investissements et le développement d’infrastructures

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Ouganda : Le deuxième cycle d'octroi de licences de pétrole et de gaz attirera les investissements et le développement d'infrastructures

Le deuxième cycle d’octroi de licences de pétrole et de gaz du pays pour l’exploration de cinq blocs dans l’Albertine Graben – Ouganda – vise à accroître les investissements internationaux dans le secteur énergétique riche en pétrole de l’Ouganda, le gouvernement prévoyant de signer des accords de partage de la production et de délivrer des licences d’exploration aux entreprises prospères d’ici décembre 2020.

Frank Mugisha 
Directeur, Deuxième cycle de licences en Ouganda

Pourquoi l’Ouganda organise-t-il une deuxième série de licences pour des blocs d’exploration pétrolière et gazière?

Le second cycle de licences est motivé par des facteurs tels que l’établissement de ressources et réserves pétrolières supplémentaires, le prix actuellement élevé du pétrole brut, l’intérêt d’investir dans le secteur pétrolier et gazier du pays, un climat favorable aux investissements et un risque géologique et commercial minimal.

L’augmentation de la base de ressources actuelle permettra de maintenir économiquement l’infrastructure coûteuse, telle que notre raffinerie et notre pipeline d’exportation de brut, pendant une période raisonnablement très longue.

L’octroi de licences de superficies pendant la période de hausse des prix du pétrole brut a pour objectif d’attirer un large éventail de sociétés pétrolières, y compris des sociétés modérées à grandes, qui permettent au gouvernement d’obtenir des conditions commerciales concurrentielles.

Le prix attrayant du pétrole a également incité de nombreux investisseurs à exprimer leur intérêt à investir dans le secteur. Il est donc important et bénéfique que le gouvernement réponde à ces intérêts avant que les investisseurs envisagent d’investir le capital à haut risque dans d’autres pays.

Le pays dispose d’un cadre juridique, réglementaire et institutionnel solide et complet. De plus, il y a une stabilité politique dans tout le pays. Ce sont des facteurs majeurs qui incitent les investisseurs à venir en Ouganda et à investir leur capital-risque dans l’exploration et le développement.

La plupart des zones de l’Albertine Graben, en particulier celles précédemment agréées et celles situées à proximité des zones commerciales réputées, ont été considérablement réduites en termes de risques géologiques, de marché, de transport et d’infrastructures.

Une autre raison pour laquelle nous avons décidé de lancer une deuxième série de licences est la promotion sur le contenu national. La licence d’exploration est envisagée pour créer plusieurs possibilités qui ne se limitent pas à la participation nationale par la fourniture de services et d’emplois.

Combien de licences de production le pays possède-t-il actuellement et comment ont-ils aidé le développement énergétique et minier en Ouganda?

Le gouvernement a, à ce jour, octroyé neuf licences de production. Plus précisément, un permis de production pétrolière (PL) sur le champ Kingfisher à la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC), en 2012; cinq PLs sur les champs Mputa-Nzizi-Waraga, Kasamene-Wahrindi, Kigogole-Ngara, Nsoga, Ngege à Tullow Uganda Operations en 2016 et trois PLs sur les champs de Ngiri, Jobi-Rii et Gunya à Total E & P Uganda en 2016.

La confirmation des réserves de pétrole commerciales dans le pays et les PL sont la base du développement, de la production et de la commercialisation prévus du pétrole et du gaz, ainsi que du développement des infrastructures en cours, telles que les routes, l’aéroport international de Kabaale et les parcs industriels.

L’Ouganda a découvert du pétrole en 2006 dans le bassin du rift d’Albertine. Comment décririez-vous les progrès accomplis depuis la découverte?

Après la première découverte commerciale de pétrole en Ouganda en 2006, le gouvernement a envisagé de mettre en place des mesures rapides pour traiter les aspects complets et efficaces de l’exploration, du développement, de la production et de la commercialisation des ressources pétrolières et gazières du pays.

Ces stratégies comprenaient la promulgation de la politique nationale du pétrole et du gaz en 2008, la formulation des lois sur le pétrole en amont et intermédiaire en 2013 et la réglementation correspondante en 2016, et la création de l’autorité pétrolière ougandaise chargée de réglementer les différents acteurs du sous-secteur et de l’Ouganda. La compagnie pétrolière s’occupera des intérêts commerciaux de l’État et de sa participation en 2016.

Sur la base d’environ 1,4 milliard de barils de pétrole récupérable et de 500 milliards de pieds cubes de gaz, le pays a délivré des licences de production à des sociétés agréées et poursuit actuellement la mise en valeur, la production et la commercialisation des ressources pétrolières et gazières. Plus précisément, le développement et la production doivent s’inscrire dans deux projets distincts: le projet Tilenga dans les districts de Buliisa et Nwoya, ainsi que le projet Kingfisher dans les districts de Hoima et Kikuube. Alors que la commercialisation via une raffinerie dans le pays d’une capacité pouvant atteindre 60 000 barils par jour et un pipeline de pétrole brut pour l’Afrique de l’Est d’une capacité pouvant atteindre 180 000 barils par jour est en cours de développement pour recevoir le premier pétrole d’ici 2022/23.

Afin d’accroître la base de ressources du pays pour la production de pétrole durable et viable, le gouvernement a commencé l’exploration des bassins frontaliers en commençant par le bassin de Moroto-Kadam. Les résultats préliminaires indiquent l’existence d’un système pétrolier propice et la manifestation de traces de pétrole à travers des suintements de pétrole.

Par rapport aux autres pays africains, quelle est la performance de l’industrie pétrolière et gazière en Ouganda?

Les industries du pétrole et du gaz en Ouganda se comportent très bien à ce jour. L’Ouganda s’est avéré être le meilleur pays dans lequel investir dans l’exploration pétrolière et gazière, comme le montre le succès remporté par la société dans le domaine de l’exploration pétrolière, avec 88% de succès déjà enregistrés par International Oil Companies. Cela inclut Heritage Oil Gas, Tullow, Total et CNOOC.

Ce cycle de licences est une chance pour l’Ouganda de renforcer les relations avec les investisseurs existants. Quel message avez-vous pour les investisseurs potentiels?

L’Ouganda est un pays extrêmement stable qui encourage et protège fortement les investissements des sociétés internationales en assurant de bonnes relations de travail avec ses investisseurs et en s’occupant de tout problème émergent de la part des investisseurs, et ce, dans les meilleurs délais. Il croit en une philosophie gagnant-gagnant et des cadres clairs et robustes sont en place pour résoudre tout problème susceptible d’affecter les opérations des investisseurs. Cela comprend des tables rondes présidentielles régulières avec des investisseurs, coordonnées par le Premier ministre et présidées par le président, afin de garantir la mise en œuvre opportune des activités du secteur en abordant de manière proactive les problèmes émergents.

La deuxième série de licences comprend cinq blocs prolifiques et le gouvernement invite les participants à prendre part à ce processus. Les cinq blocs sont:

(i) LR2_2019_Block01 (Avivi) couvrant 1026 km2,

(ii) LR2_2019_Block02 (Omuka) couvrant 750 km2

(iii) LR2_2019_Block03 (Kasuruban) 1285 km2

(iv) LR2_2019_Block04 (Turaco) couvrant 637 km2

(v) LR2_2019_Block05 (Ngaji) couvrant 1230 km2

Tous les blocs ont une couverture de données sismiques provenant d’explorations antérieures. L’analyse technique indique que chacun des blocs a une valeur actuelle nette positive.

Les cinq blocs sont disponibles pour les candidats potentiels après avoir passé avec succès la phase de pré-qualification. L’entrée dans la phase de préqualification est soumise au paiement préalable de frais de dossier non remboursables de 20 000 $.

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