Le Sénégal vient de sceller un partenariat stratégique majeur avec le groupe chinois Ansola, spécialisé dans les énergies renouvelables. À l’issue d’une audience avec le Président Bassirou Diomaye Faye, l’entreprise a annoncé un investissement initial de 70 millions de dollars (près de 60 millions d’euros) pour implanter une usine de production d’équipements photovoltaïques.
Cet investissement, qui s’inscrit dans la droite ligne des annonces faites lors du « Forum Invest in Sénégal » d’octobre dernier, marque une étape concrète dans la matérialisation des ambitions énergétiques du pays. Le Directeur Général d’Ansola, Tom Lee, a justifié ce choix par « la stabilité politique du Sénégal, sa position géographique et les efforts des autorités en matière de promotion des énergies propres ».
L’opération est un coup d’accélérateur pour le « Pacte national pour l’énergie » dévoilé début 2025. Le gouvernement vise un mix électrique comprenant 40% d’énergies renouvelables et une hausse de 70% de la capacité de production d’ici à 2030. L’usine d’Ansola doit contribuer à cet objectif tout en créant 400 emplois directs dès son lancement et en permettant un transfert de technologie significatif sur la chaîne de valeur solaire.
Pour les analystes, cet engagement est un signal fort envoyé aux marchés internationaux. Il démontre l’attractivité du Sénégal pour les investissements privés dans la transition énergétique, un secteur où le pays ambitionne de mobiliser 2,3 milliards de dollars d’ici 2030. Comme l’a souligné le Pr Fall Mbaye, directeur général de l’Institut national du pétrole et du gaz, une énergie maîtrisée, abondante et compétitive est la clé pour attirer les industries et aspirer à devenir un pôle énergétique de référence en Afrique.
Ce projet, dont une seconde phase de financement équivalente est déjà prévue pour le développement d’accessoires, positionne le Sénégal comme un acteur émergent de la filière solaire sur le continent.


