Dans un mouvement qui redessine la carte de l’interconnexion énergétique européenne, Enagás franchit une étape décisive sur le marché français. Le groupe espagnol a conclu un accord pour le rachat de la part détenue par GIC dans Teréga, le second opérateur de transport et de stockage de gaz en France, pour un montant de 573 millions d’euros.
Teréga, dont le siège est à Pau, gère plus de 5 100 km de canalisations et deux sites de stockage souterrain (Lussagnet et Izaute) représentant plus de 25 % des capacités de stockage de gaz en France.
Pour Enagás, cette montée au capital (portant sa participation totale à un niveau de contrôle significatif) n’est pas qu’une simple opération financière. Elle s’inscrit dans une logique de synergie opérationnelle :
Le montant de 573 millions d’euros reflète la valeur stratégique des actifs régulés de Teréga. Selon les analystes financiers, cette acquisition est « clairement relutive » pour Enagás, offrant des flux de trésorerie stables et prévisibles grâce au cadre de régulation français.
Parallèlement à cet investissement, Enagás a également annoncé la vente de 40 % de sa filiale Enagás Renovable au fonds Hy24 pour 48 millions d’euros. Ce « rééquilibrage de portefeuille » permet au groupe de financer son expansion dans les infrastructures critiques tout en restant un acteur majeur de la décarbonation.
Cette opération intervient alors que l’Europe cherche désespérément à stabiliser son infrastructure énergétique à long terme. En devenant le deuxième actionnaire de poids de Teréga, Enagás ne se contente plus d’être un opérateur national ; il s’affirme comme un gestionnaire de réseau paneuropéen.
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