La Guinée équatoriale se prépare activement à lancer un nouveau cycle d’attribution de permis pétroliers et gaziers en mer, dans l’espoir de relancer son secteur des hydrocarbures confronté à un déclin progressif de sa production. Le pays a finalisé le retraitement de données sismiques offshore en partenariat avec la société Searcher.
Ce retraitement porte sur environ 7 400 kilomètres de données sismiques 2D couvrant plusieurs zones offshore du pays. Les données, retraitées avec des technologies modernes, seront mises à disposition des compagnies pétrolières intéressées avant le lancement officiel du cycle d’attribution, afin de fournir aux investisseurs des informations techniques actualisées et de réduire les risques d’exploration.
Le prochain cycle, baptisé EG Ronda 2026, devrait concerner environ 24 à 25 blocs, dont la grande majorité en offshore. Le processus devrait s’ouvrir en avril 2026 et se dérouler jusqu’en novembre 2026, selon les annonces antérieures du ministre des Hydrocarbures et du Développement minier, Antonio Oburu Ondo.
Cette initiative intervient dans un contexte difficile pour la Guinée équatoriale, l’un des plus anciens producteurs de pétrole en Afrique subsaharienne. La production pétrolière du pays connaît un déclin marqué ces dernières années en raison de la maturité des champs existants. Les autorités cherchent activement à mobiliser de nouveaux investissements pour développer de nouveaux projets et prolonger la durée de vie des actifs en exploitation.
Le gouvernement espère que la mise à disposition de données sismiques de meilleure qualité attirera des majors et des compagnies indépendantes internationales, dans un environnement où les termes fiscaux améliorés ont été promis pour rendre les blocs plus attractifs.
La société nationale GEPetrol joue un rôle central dans cette stratégie de relance. Le pays mise sur cette nouvelle ronde de licences pour inverser la tendance baissière et sécuriser de nouvelles recettes budgétaires, les hydrocarbures restant un pilier essentiel de l’économie équato-guinéenne.
Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique plus large en Afrique centrale, où plusieurs pays producteurs tentent de renouveler leur portefeuille d’actifs face à la baisse naturelle de la production et à la nécessité d’attirer des capitaux dans un marché énergétique en pleine transition.
Les détails précis du calendrier, des procédures de soumission et des blocs proposés devraient être communiqués prochainement par le ministère des Hydrocarbures et du Développement minier. Les observateurs du secteur suivent avec attention cette EG Ronda 2026, qui pourrait marquer un tournant pour la relance de l’exploration offshore en Guinée équatoriale.


