La junior minière canadienne Koryx Copper a annoncé une mise à jour significative de l’estimation des ressources minérales du projet Haib, situé dans le sud de la Namibie. Pour la première fois, l’or est intégré comme sous-produit créditable, renforçant sensiblement l’attractivité économique de ce qui pourrait devenir l’un des grands projets cuprifères du pays.
Selon la nouvelle estimation des ressources (MRE) datée du 16 mars 2026, le projet Haib présente désormais :
- Cuivre : 2,09 millions de tonnes en ressources indiquées et 1,38 million de tonnes en ressources inférées ;
- Or : 487 900 onces en ressources indiquées ;
- Molybdène : 103,6 millions de livres en ressources indiquées.
Cette actualisation, qui s’appuie sur les travaux d’exploration antérieurs et une modélisation géologique améliorée, marque une évolution majeure pour un projet initialement développé autour du cuivre seul. L’or, souvent présent dans les systèmes porphyriques, sera valorisé comme sous-produit, à l’image de la mine Kansanshi exploitée par First Quantum Minerals en Zambie, où les crédits métalliques secondaires améliorent significativement la rentabilité.
Le projet Haib, longtemps considéré comme un grand gisement de cuivre à faible teneur (porphyre), prévoit à terme une production annuelle d’environ 88 000 tonnes de cuivre sur une durée de vie de 23 ans, via une exploitation à ciel ouvert et un procédé de flottation des sulfures. L’intégration de l’or et du molybdène devrait permettre de réduire les coûts tout-in (AISC) et d’améliorer les paramètres économiques globaux.
Koryx Copper, qui détient 100 % du projet, a déjà mobilisé des fonds importants : 46 millions de dollars canadiens (environ 33 millions USD) levés fin janvier 2026 pour financer les prochaines étapes. La société poursuit actuellement un programme de forage ambitieux de 55 000 mètres avec jusqu’à 14 rigs en activité, destiné à convertir davantage de ressources en réserves et à alimenter l’étude de préfaisabilité (PFS).
Cette PFS, dont la publication est prévue au quatrième trimestre 2026, intégrera les nouveaux crédits en or et molybdène, ainsi que les résultats des tests de tri minéral (ore sorting) qui laissent entrevoir une hausse supplémentaire des teneurs traitées et une réduction du ratio de découverture (stripping ratio ramené à 0,92x contre 1,74x précédemment).
Pour la Namibie, qui mise sur la diversification de son secteur minier au-delà des diamants et de l’uranium, le projet Haib représente une opportunité stratégique. Une mise en production réussie permettrait de créer des emplois, de générer des recettes fiscales et d’attirer davantage d’investissements dans la région du Karas (sud du pays).
Koryx Copper doit encore franchir plusieurs étapes cruciales : conversion des ressources en réserves exploitables, finalisation de l’étude de préfaisabilité et mobilisation du financement de construction (estimé initialement autour de 1,55 milliard USD pour le projet cuivre seul). Le CEO Heye Daun et son équipe, forts d’une solide expérience en Namibie, accélèrent le rythme pour positionner Haib comme un projet à longue durée de vie, à coût compétitif et à faible risque.
Avec la demande mondiale en cuivre soutenue par la transition énergétique et la valorisation croissante des sous-produits précieux, le renforcement du potentiel aurifère de Haib arrive à point nommé pour consolider l’intérêt des investisseurs autour de ce projet majeur du sud de la Namibie.


